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LE BLEU CHANTE…
Le bleu chante, se répand,
Avalaisons saphir en notre esprit,
Brasillements resplendissants
Qui semblent des morceaux de ciel
Quelque chose tout au fond de nous peint des vitraux sacrés.
Une avalanche de transparences
Turquoise pâle
Submerge nos pensées.
Il ne fait pas soleil
Il fait bleu, bleu partout à perte de vue…
Ataraxie de l’instant
Vol du temps réservé aux dieux
Bonheur et sacrilège
Une musique intérieure transmute ses harmonies
En d’immenses tapis d’aigue-marine…
L’humain s’estompe peu à peu
Se dissout, s’évanouit.
Tout plane dans un bain de légèreté subtile.
L’essence même de l’existence
L’identité secrète, réelle de l’être
Soudain définit ses contours.
Il fait bleu
Il fait doux
Tout se révèle enfin !
Les arcanes majestueuses de l’univers
Ouvrent leurs parchemins de connaissance
Les mondes roulent leurs rochers cosmiques
Sous le feu des comètes perdues
Toutes les galaxies s’allument au feu
Des pensées purifiées…
Les empires céruléens déploient
Leurs vagues iridescentes
Sur nos corps et nos âmes abandonnés à la paix.
Plus aucune ombre
Ni obscurité
Ne pénètre les plaines limpides de nos consciences.
Le temps s’éclipse
Grimpe des escaliers lointains
Qui le conduisent vers des contrées invisibles
Inconnues des regards terrestres…
Les humains écoutent soudain
Le silence qui dort dans leur tête
C’est une densité de silence étrange
Qui paraît les hypnotiser…
Les passementeries du ciel se déploient
On dirait que des ères passent et repassent
À grands bonds de lumière outremer,
Le bleu triomphe en nappes célestes et océanes.
Il fait bleu à en perdre la vue
Éblouissement suprême
Rien d’autre n’est désormais connu
Calme, sereine certitude
D’avoir trouvé sa place
Au milieu de la Création.
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