L’EAU DU DESERT
J’ai recherché l’eau du désert,
Je l’ai bue à lentes gorgées,
Elle a le goût pur du mystère,
Celui des horizons lunaires
Que les lunes d’or réverbèrent
Au sein des nuits les plus glaciales…
Encore en mon corps elle exhale
Son parfum de terre profonde
Une fragrance d’outre-monde,
On dirait mille harpes d’air
Glissant au milieu des palmiers
Quand le simoun venu du sud
Fait bruire leurs longs rameaux verts…
Je l’ai bue cette eau si magique,
Cette eau d’étoile au creux du puits,
Aux transparences galactiques,
Belle comme une mélodie
Et fraîche comme une prairie
Baignée de rosée ou de pluie,
Elle éteint toutes les pensées
Qui ne soient de limpidité…
Qui la goûte n’est plus le même,
Elle ouvre l’oasis suprême
Qui gît tout au fond de notre âme
Dans la splendeur bleue de ses palmes
Rayonnant l’indicible Calme…



