Le printemps vert aux yeux de menthe,
Aux rêveries adolescentes,
Qui s’éveille en bourgeons rosés,
En pétales de cerisiers,
Le printemps frais qui s’émerveille,
Créant des jardins nonpareils
Où se promène à pas de fée
La brise exquise et parfumée…
Le printemps invente et cisèle,
Sous les ogives bleues du ciel,
Des roses aux tiges très fines,
Couleur de bagues opalines…
C’est aussi le printemps ardent
Qui fend les airs tel un pur-sang
Et qui galope à travers champs
Espérant attraper le vent…
Mais l’heure n’est pas à la fuite,
Le printemps se calme et résiste,
Préférant parler à voix douce
Au fond des bois, au creux des mousses…
Il se forge un cœur de jouvence,
Bruissant d’espoirs, de confidences,
Un cœur tout neuf aussi brillant
Qu’une couvée d’anges dormants…
Le printemps fuit, calme et discret
Cédant la place au clair été…

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