POEME A MA MERE
Mère d’amour trop tôt partie
Jamais tu ne quittas mon cœur.
Penser à toi, c’est triste et doux.
Me manquent ta voix, ton sourire,
Tes yeux rieurs et ta tendresse,
Je crois te voir dans la maison,
Qui marche d’un pas assuré…
Flânante et gracieuse présence
Qui sans rien dire était toujours
Rayonnement, câlinement…
Les mots échangés de confiance,
Les pleurs essuyés de mes maux,
Les petits riens qui faisaient rire,
Les mots tout empreints de sagesse
Tapissent de bleu ma mémoire…
Ta silhouette au fond du jardin,
Ton regard vers les cieux du soir,
Tu n’aimais pas le crépuscule
Qui te rendait mélancolique…
Et tes berceuses de Chopin
Qui chantaient sur le piano blanc,
Tout cela ne cesse de vivre
En longs flots de réminiscences…
Si claire et belle était ton âme,
Fraternelle et compatissante…
Tu n’es pas loin dans l’au-delà,
Une brume occulte ta vue
Mais je sens vibrer ton esprit
Et ce n’est pas pure folie.
Tu existes dans l’autre temps,
Ton visage est un phare ardent
Qui ne cesse de me guider…
Mère chérie trop tôt partie
D’une cruelle maladie
Qui fit mourir tes souvenirs,
Je te garde à jamais vivante,
Tel un joyau inaltérable,
Dans mon écrin de souvenances…
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