La sagesse est comme la feuille d'un arbre, elle mûrit de saison en saison
mais elle conserve pour toujours les belles couleurs mordorées de l'automne qui sont la reconnaissance des trésors du coeur mais aussi la connaissance du pouvoir limité de notre humanité sur ses destins.
Chaque pensée, en chaque instant, peut être transformée par le vouloir de notre esprit. Cette merveilleuse faculté a quelque chose de magique -et d'ailleurs, ne serait-ce pas là le fondement de la véritable magie?-
Par exemple, vous partez un matin, tôt, de votre demeure, l'âme morose, rempli d'ennui et le corps las. Or il suffit d'analyser en quelques secondes, avec la force de votre imagination, tout ce qui pourrait être terriblement grave en cette même journée, pour retrouver peu à peu une énergie, une confiance et un sourire qui ne demandaient qu'à être sollicités pour rayonner sur chaque minute de votre temps présent.
Il est incroyable de constater à quel point nous pouvons être les maîtres de nos métamorphoses intérieures!
L'oiseau d'une pensée
Prend son vol, doucement,
Puis se fond dans l'instant
Pour y mieux scintiller,
Se tait le bruit des mots
Qui encombrent l'esprit,
Comme un vent d'infini
Plonge l'âme en repos.
L'heure de vacuité
Coule à gouttes légères,
Embuée de lumière
Et de sérénité…
Quand les sourires du vent
rappellent au coeur vibrant
un flot de souvenirs perdus,
on voit trembler dans l'air,
imperceptible et douce,
une clarté volée au Temps
qui luit, telle une fine luciole,
au coin le plus précieux
de notre bienheureuse mémoire…
Ecouter quelque chose émerger du silence
le matin, tôt levé,
dans le frémissement d'une aube à peine apparaissante,
quelque chose de fin, suave et délicat
qui flotte au bord de l'âme,
pareil à une plume oubliée par un ange
à la fois scintillante, fragile et très volage,
quelque chose qui aime à jouer dans les reflets
pour mieux nous échapper,
quelque chose d'intense
que l'on pourrait, peut-être, appeler le bonheur...
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Il y a ceux qui n'osent pas ou bien ceux qui n'aiment pas
toucher, frôler la main, la joue de l'être aimé.
Pourtant viendra le jour où manquera
cette si douce sensation, cette plénitude de chair et d'âme
qui s'en va frapper en plein coeur
comme un tambour de soleil résonnant de glorieux rayons.
C'est l'infinie douceur de l'amour qui caresse,
quelque chose d'indicible
et presque de divin...
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L'amour est comme un puits immensément profond
au creux duquel scintille une onde fraîche et limpide,
toujours, on pourra y puiser cette eau précieuse qui
régénère l'âme et le coeur.
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Le bonheur s'attrape comme un oisillon nouveau-né,
il palpite entre les mains,
fragile, tiède et attendrissant,
on ose à peine le frôler du bout des doigts,
tenter une caresse tendre...
on a si peur de lui faire un peu mal que, vite,
on le remet au nid ou on le pose à la fenêtre,
encore tout ému d'avoir pu le toucher, un bref instant...
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Le bruit du temps
est si mystérieux
qu'on ne sait pas toujours l'entendre.
Parfois, telle une pluie légère,
il frappe à la vitre
de nos souvenirs
pour nous rappeler un instant
de profonde quiétude.
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Connaissez-vous les petits mots secrets?
Ce sont les mots cachés de tous,
Les mots connus seulement des aimés,
Des fiancés chéris, des époux adorés.
Ils sont tendres et drôles,
Ils donnent des surnoms à des choses futiles,
Ils sont plein de caresses, d'adorables fous rires,
Ils jouent avec la vie pour mieux la colorer
Ils n'en finissent pas d'inventer des images,
Des clefs secrètes à eux seuls réservées...
Quand on les pense à deux
On a au clair des yeux
Comme un reflet complice, un implicite exquis
Qui, plus que tout, relie l'âme à l'âme ou l'esprit...
Et l'on se dit souvent que si un jour, hélas,
L'un venait à partir,
Ces mots seraient le pont menant vers l'au-delà,
Le message indéniable attestant sa survie,
Vocable illuminant qui défierait la mort..
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Avoir connu cette douceur d'aimer qui vibre au fond de soi,
jour et nuit,
telle une petite horloge étoilée diffusant mille et mille rayons,
Avoir connu cet intime bonheur d'exister
parce que l'aimé, non loin de soi, respire, dort et parle,
et marche de son pas connu, dans la maison, tout près,
Avoir connu cette impatience de l'attendre,
même passé les années d'incandescence,
toujours sentir le même besoin de lui,
la même impérieuse envie de s'enfouir dans ses bras,
de se hisser jusqu'à ses lèvres
pour y boire l'élixir du partage,
de l'entente sans faille,
de la délicieuse confiance...
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Beaucoup d'humains ne savent pas
qu'ils sont dans le moment béni de leur bonheur
car cela leur semble si banal, si normal qu'ils n'en mesurent pas la beauté essentielle,
celle du bien-être sans obstacle,
de la joie sans ombre,
de la parole sans doute,
du silence gonflé de clartés...
Le 17 Juillet était la date d'anniversaire de ma mère qui n'est plus de ce monde.
A tous ceux qui ont aimé tendrement leur maman, je voudrais faire partager les sentiments de ce poème écrits pour la mienne.
On dit que les disparus ont "prescience", depuis l'Au-delà, des actes d'amour et des pensées dirigées vers eux, je veux y croire:
Toujours tu seras celle
De qui vint la douceur,
Un jardin de printemps caressé de soleil
Quand à peine un vent clair exhale une tiédeur.
Toujours tu seras celle
De qui vint la tendresse,
La saveur d’un miel doux qui vous berce le cœur
Quand les jours sont gravés du trait noir des malheurs.
Toujours tu seras celle
De qui vint toute grâce,
Cette élégance innée qui brave les épreuves
Et nargue avec humour les souffrances qui pleuvent.
Toujours tu seras celle
De qui vint tout amour,
Cette euphorie qui naît de l’instant partagé
Eclose en chaque mot comme en chaque secret.
Toi, ma mère chérie, toi, ma meilleure amie,
Aujourd’hui, tu n’es plus, mon âme s’est meurtrie
Aujourd’hui, tendrement, je reprends ce poème
Tout simple et tout naïf et qui te dit : « Je t’aime.
Jamais tu ne seras
Celle que l’on oublie,
Tu es dans ma pensée, tu vis dans mon esprit,
En rêve, je te vois, ton regard me sourit.
Ta présence toujours rayonne au fil des jours,
Je te parle sans mot, tu m’entends, j’en suis sûre,
Un pont vers l’au-delà est ouvert, je l’assure,
Pour ceux qui se souviennent et chérissent très fort.
Douce mère qui fut
Si jolie, si rieuse,
Si sensible et gracieuse,
Désormais tu es celle
Qui inspire l’amour et le profond respect
Dans ce lointain ailleurs
Que j’espère bruissant de joie, de fleurs, de chœurs…
Puisses-tu n’y connaître que félicité.
L'amour véritable est comme un puits sans fond au creux duquel l'on trouvera toujours à boire l'eau qui régénère l'âme et le coeur.
Aimer, ne serait-ce pas échanger son regard intérieur avec celui de l'aimé? Veiller aussi sur lui comme une lampe toujours allumée au perron s'apprête à accueillir les habitants de la maison?
Aimer chaque geste, chaque mot, chaque pas, chaque sourire, chaque petite moue secrète, chaque hésitation et chaque doute, chaque certitude et chaque fierté, aimer tout travers et toute vertu, ne rien vouloir changer de chacune de ces choses car elles constituent la véritable nature de notre bien-aimé.
Dans le coffre bien gardé de notre coeur, conserver comme un immense trésor toutes ces petites choses qui font qu'on aime notre cher amour plus que tout au monde...
Chaque jour se sentir l'âme bordée de rosée, caressée de vents doux, avancer d'un pas qui ne tremble pas, lever le visage vers le ciel au lieu de le laisser raser les sombres trottoirs, trouver bonne mine aux arbres sans feuilles de l'hiver, prendre la neige glacée entre ses doigts comme des gouttes de parfum délicieux, sentir au fond de soi un étrange et perpétuel scintillement, avoir comme un sourire caché très loin derrière les lèvres, se découvrir à la fois tranquille et rempli de force:
c'est cela, l'amour.
AVEC MA VOIX…
Avec ma voix, je peins
Des sourires dans le ciel,
Des tableaux d’étincelles,
Mille choses très belles,
Avec ma voix, j’éteins
Les glas noirs du destin,
Tous ces doutes violents
Qui hurlent à plein vent,
Avec ma voix, je crée
Des pensées de douceur,
Des rêves de bonheur
Où l’on peut s’immerger,
Follement, librement,
Loin des regards du temps,
Avec ma voix, je dis
De ne pas renoncer,
Même le mal périt,
Même l’horreur se tait,
Au désert infini,
Quelque part l’eau reluit,
Sauvant les voyageurs
Errant depuis des heures,
Avec ma voix, j’appelle
Ceux qui sont opprimés
A devenir rebelles,
A crier, à hurler
Afin que l’injustice
Enfin s’anéantisse,
Et que soient libérés
Les pays muselés,
Avec ma voix, j’essaie
D’inventer des musiques
Qu’on ait envie d’aimer,
Mets ta voix dans ma voix,
Viens chanter avec moi,
Ivoirier du bonheur,
Je graverai ton cœur
En notes d’espérance
Sur des portées immenses,
Mets ta voix dans ma voix,
Et chante à perdre haleine,
Tisserand de la joie,
Je découds toute peine,
Mets ta voix dans ma voix,
Viens chanter avec moi !
Paroles de Frédérique Ramos
CE SONT NOS PARENTS, NOS ANCIENS
REFRAIN
Souvenez-vous comme ils vous ont aimés
Ne les oubliez pas !
Et tout ce temps qu’ils vous avaient donné,
Ne leur refusez pas !
Surtout, ne laissez plus dans leurs yeux doux
Naître des larmes tristes,
Ils vous ont élevés, souvenez-vous,
C’est vous leurs fils, leurs filles !
Ce sont vos parents, vos anciens,
Votre amour est leur seul besoin.
COUPLETS 1 – 2 – 3
Dans la belle maison de repos blanche,
Quelque part au jardin,
Blottie sur un banc de bois, sous les branches,
La vieille dame a le regard éteint,
Elle pense mourir des jours trop longs,
Si loin sont ses enfants,
Leur dernier mot lui demandait pardon
De n’avoir pas le temps…
Elle contemple le bassin d’eau bleue,
Le gazon bien coupé,
Elle se dit : « Tant mieux, ils sont heureux,
Je ne dois pas pleurer. »
REFRAIN BIS.
COUPLETS 4 – 5 – 6
Dans la petite maison de retraite,
Calé dans un fauteuil,
Le vieux monsieur que la maladie guette,
Silencieux, se recueille…
Il vient de voir entrer des visiteurs
Et se réjouit pour ceux
Qui vont vivre des moments de bonheur
En parlant avec eux,
Mais lui, seul au salon, il ne croit plus
Qu’on pense encore à lui,
Sa famille est de moins en moins venue,
Et il se meurt d’oubli.
REFRAIN TER.
COUPLETS 7 – 8 – 9
Dignes et fiers, ils ne réclament rien,
Ils ont cette indulgence
Des sages qui acceptent leur destin
Avec peine et patience.
Mais trop vite, hélas, ils vous quitteront
Sans un mot, sans un cri,
Passant à pas discrets sur le grand pont
Qui mène à l’autre Vie,
Vous pleurerez, lourds de regrets,
Et l’envie vous prendra
Trop tard, hélas, d’aller les embrasser,
Ils ne seront plus là.
REFRAIN FINAL
Paroles de Frédérique ramos
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ILS SONT PASSES SI PRES DE MOI…
REFRAIN
Ils sont passés si près de moi,
Nos yeux ont croisé leur éclat,
Comme un instant de communion
Où l’on s’est sentis compagnons,
Ils sont passés, je les ai vus
Traquant leurs rêves au long des rues,
Parfois, au coin de ma mémoire,
Il me semble bien les revoir…
Couplets 1 – 2 – 3
Quand on est assis quelque part
Et qu’on laisse errer son regard,
On voit passer des tas de gens
Qui ont l’air triste ou souriant,
Moi, je pense toujours à eux,
A ce qu’ils ont de plus précieux,
A ce qui hante leur esprit,
A ce qui fait briller leur vie,
Je suis comme eux : mon cœur humain
Bat au rythme de mon destin,
La tendresse envahit mon cœur
Lorsque je songe à leur bonheur…
REFRAIN bis
Couplets 4 – 5 – 6
Sommes-nous démons ou bien anges,
Amants du bien ou de la fange,
Notre existence a-t-elle écrit
De limpides calligraphies ?
Lorsque descend la nuit profonde,
Je songe qu’en tout lieu du monde,
Sous l’éclat de milliers d’ampoules,
Nous formons d’innombrables foules,
Alors, j’envoie vers le cosmos
Mes pensées comme un feu de roses
Afin qu’il retombe sur tous
En pluies de paix et de joie douce…
REFRAIN ter
Ils sont passés si près de moi,
Nos yeux ont croisé leur éclat,
Comme un instant de communion
Où l’on s’est sentis compagnons,
Ils sont passés, je les ai vus
Traquant leurs rêves au long des rues,
Parfois au coin de ma mémoire,
Il me semble bien les revoir…
Paroles de Frédérique RAMOS
ELLE A LES YEUX MAUVE-LILAS
Elle a les yeux mauve-lilas,
Des yeux nuage et grand éclat
Que le soleil fait scintiller
Tel un lac clair aux eaux dorées,
Et l’on pourrait bien s’y noyer
En un instant, sans y penser,
Tant il en émane de paix,
De force tendre et de bonté.
Elle a les yeux mauve-lilas,
Des yeux nuage et grand éclat,
Elle vend des bijoux colorés
Et des écharpes satinées,
Elle est tous les jours au marché
Sous une tente damassée,
Sous la pluie, le froid ou le vent,
Elle est toujours là, qui attend,
Elle a les yeux mauve-lilas,
Des yeux nuage et grand éclat,
Elle aime poser avec soin
Les pierres dans de beaux écrins,
C’est elle qui, de ses mains, crée
Les colliers et les bracelets
Dont chaque forme magnifique
Semble née d’un conte magique.
C’est en plongeant dans son sourire
Que l’on connaît notre avenir,
Une envie folle de voler
Tout au cœur de l’immensité…
Elle a les yeux mauve-lilas,
Les yeux mystère et grand éclat,
Est-elle femme, est-elle fée ?
Ca, nous ne le saurons jamais !
Elle vend des bijoux au marché,
Elle vit au milieu des reflets,
Des bagues aux couleurs étoilées
Qui paraissent l’illuminer…
Un homme un jour l’emmènera
Pour vivre un amour grand-éclat,
Noyé dans ses yeux de lilas,
Ombrés de mauve et de mica…
Paroles de Frédérique RAMOS
PAR LA FENETRE UN PIANO CHANTE…
REFRAIN
Par la fenêtre, un piano chante
Des notes bleues et transparentes,
Par la fenêtre, un piano chante,
On se sent l’âme scintillante,
C’est comme un charme bien étrange,
Musique d’aube ou rire d’ange,
C’est fou comme un piano qui chante
Peut rendre la vie séduisante !
COUPLETS
1
Par la fenêtre, un piano chante,
Ses notes volent sur la pente
De l’air bleu aux parfums de menthe,
Le piano rêve et tout l’air chante,
2
C’est un piano qui parle et rit,
Qui connaît la mélancolie,
C’est un piano qui, jour et nuit,
S’invente mille mélodies.
3
La jeune fille aux grands yeux noirs
Caresse les touches d’ivoire,
Elle improvise des histoires
Qui s’échappent dans l’air du soir,
REFRAIN
4
Un homme les attrape au vol,
Noue son cœur à leurs paraboles,
Osera-t-il un jour toquer
A la vitre à demi-fermée.
5
Parfois chante la demoiselle
Et son piano chante avec elle,
Mais l’amoureux reste dehors,
Il n’ose pas, hésite encore.
6
De plus en plus souvent, il passe,
S’arrête, et jamais rien ne lasse
Son regard qui cherche à percer
Le secret du piano caché ?
REFRAIN
7
Alors, comme s’il le devinait,
Le piano, pour mieux le charmer,
N’arrête plus de mélanger
Jazz et valse aux arias sacrés.
8
Les sons joyeux vont ricocher
Sur le damier fou du clavier,
Un homme, à la porte a frappé,
La vie du piano a changé…
9
Par la fenêtre, un piano chante
Des journées de joie rayonnante,
L’amour heureux que tout enchante,
Le piano rit et tout l’air chante !
Paroles de Frédérique RAMOS