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  • : Le blog de Frédérique Ramos, poète.
  • : Ce blog a pour objet de partager mon univers artistique: Poésie, Musique, Arts...
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  • Frédérique STERNBERG-RAMOS
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique.
J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique. J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...

CONTES ET RECITS

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 15:29

Résultat de recherche d'images pour "fleur"

 

 

                              LE TRIPTYQUE DE LA BEAUTE                

 

                            1. D’où vient que la Beauté…

 

            D’où vient que la Beauté parfois nous monte à l’âme ?

Quelle est sa clef cachée, son secret, son sésame ?

Dans un recueil rempli par des milliers de mots,

Pourquoi certains sont-ils plus touchants et plus beaux ?

 

Tel un soleil ardent qui fait mûrir les fruits,

Elle engendre la joie au fond de nos esprits,

Telle une eau bienfaitrice aux lèvres d’un blessé,

Elle rend plus profond le désir d’exister.

 

Depuis l’aube des temps, elle parle aux humains

Par codes différents un langage commun.

Sous toutes latitudes et toutes longitudes,

Elle peut nous plonger en sa béatitude

 

En nous offrant à voir ou entendre ou  toucher

Quelque chose qui va nous faire palpiter,

Quelque chose qui vibre en notre être intérieur,

Nous comblant d’une extase aux vertus supérieures.

 

On dit que c’est des Dieux un morceau de Lumière

Que pour nous consoler ils nous auraient offert.

La Beauté serait donc, en un éclair fugace,

De quelque Transcendance une éclatante trace ?

 

           Sa présence sans cesse éclaire nos journées,

On la voit chaque jour près de nous rayonner,

Procurant une étrange et merveilleuse ivresse

Qui, mieux qu’un vin fameux, nous met le corps en liesse.

 

           Elle adopte pour forme un arbre ou une fleur,

Un tableau ou un chant, un poème qui pleure,

Un vase très ancien, un visage parfait,

Une danse gitane ou un miserere,

 

Un paysage immense où s’endort le soleil,

Un horizon sans fin où le bleu étincelle,

Un sourire d’enfant, un bijou ciselé,

Un cristal, un diamant, un livre enluminé,

 

           Un vitrail scintillant dans une cathédrale,

Une rose épanouie dont s’effeuille un pétale,

Et tant d’autres trésors qu’on ne peut les citer

Car tout autour de nous ils brillent par milliers…

 

           Que ce soit par cela ou par d’autres splendeurs,

La Beauté pourrait bien nous rendre un peu meilleurs,

Nous montrant en ce monde, au lieu de la violence,

De la haine qui ôte en nous toute conscience,

 

De la folie qu’engendrent tous nos égoïsmes,

Notre matérialisme et notre impérialisme,

Un bien à partager par nos peuples unis :

Cette magnificence éparse à l’infini…

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Résultat de recherche d'images pour "arbre en fleur rose"

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 11:12

Résultat de recherche d'images pour "paysage triste solitude"

 

     QUI NE CONNAIT LA PEINE ENVAHISSANT LE COEUR…

 

 

                          Qui ne connaît la peine

Envahissant le cœur

Telle une vague amère

Laissant trace d’écume,

Ce sel gris de paroles

Qui ont su blesser l’âme,

Fêlures impalpables

Qui ont fait tant de mal,

 

Qui ne connaît la brume

Des vaines  obsessions

Qui cachent les soleils

Et  font mourir l’espoir

En gonflant  à loisir

Leurs  fantômes stériles

Que nous laissons grossir

Comme des lunes noires,

 

                          Qui ne connaît le poids

Des souffrances profondes

Qu’on s’inflige à soi-même

En ne les chassant pas,

Ouvrant notre être faible

A leur emprise extrême

Sans comprendre vraiment

Qu’elles nous sont fatales,

 

Qui ne connait pourtant

L’antidote  infaillible,

Il est comme un ciel pur

Effacé de nuages,

Quand notre volonté

Exile sans pitié

Tous les brouillards mauvais

Qui nous emprisonnaient,

 

                            Eteignons une à une

Ces visions assombries

Dansant le carrousel

De démons ennemis,

Nous reverrons enfin

Rejaillir les rayons

Eclairant nos sentiers

De confiance sereine,

 

                          Acceptons  pour  épreuve

Nos brisures, nos pertes,

Ressuscitons nos cœurs

D’amitié non de crainte

D’amour non de rancune,

Nous serons à nouveau

Comme un enfant fragile

Libéré de la peur

Dans les bras de sa mère,

 

                          Qui lira ce poème

Aura gravi les routes

Escarpées de la vie,

C’est notre sort humain,

Notre lot fraternel,

Alors je le salue

Et  lui souhaite clarté,

Au puits de ses pensées,

 

Nous nous verrons peut-être

Au détour d’un chemin,

Lisant dans nos regards

Le défi aux destins,

Ce regard pénétrant

Encore empreint de larmes

                          Qui n’est plus que tendresse

Et douce compassion…

 

 

Résultat de recherche d'images pour "espoir"

 

 

  

 

                 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 09:02

ENFANCES , PARLEZ-NOUS DE NOUS…

Enfances, parlez-nous de vous…

Fûtes-vous douces ou amères ?

Surtout, ne croyez pas, amis,

Que le seul fait d’être un enfant

Veuille dire un plaisir, un épanouissement,

Car il est une enfance au bord sombre des rues

Qui rôde dans la nuit loin des cocons douillets,

Sans parents pleins d’amour prêts à la protéger,

Une enfance qui pleure en solitude amère

N’ayant pas même envie d’ébaucher un futur,

Une enfance victime assommée par les coups,

Une enfance oubliée que les grands ne voient pas,

N’ayant pas même envie de parler avec elle.

Bien-sûr, heureusement, il en est de joyeuses

Qui courent dans les champs en riant aux éclats,

Qui dégustent la tarte aux fruits encore tièdes,

Qui dort, l’âme comblée, dans des lits de douceur

Où les rêves sont rêves et non pas cauchemars,

Où l’on ne tremble pas, où l’on n’a pas besoin

De songer avec peur aux maux du lendemain.

Que reste-t-il pour trace de ces jours passés

Qui ne reviendront plus émailler nos destins ?

Sont-ce des cicatrices ou des greniers heureux

Tout encombrés de jouets et de souvenirs tendres ?

Enfances, s’il est vrai qu’on ne peut rien changer

A ces temps révolus qui vous ont façonnées,

N’oubliez pas, surtout, que vous pouvez, adultes

Ecrire votre histoire comme vous le souhaitez

En lettres de courage, en pages de fierté

Pour un bonheur tout neuf que vous saurez créer.

 

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Résultat de recherche d'images pour "enfants"

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 12:54

Résultat de recherche d'images pour "espoir"

                                   LE TRIPTYQUE DES REVERIES

 

                           REVERIE AU BORD DU SOMMEIL...              

 

Dans la nuit d’outremer, soulevant les paupières

J’ai vu soudain la chambre entrouvrir son plafond

Envol vertigineux vers la voûte étoilée,

Griserie de mon corps, libre, en apesanteur,

Inoubliable ivresse, étonnement, splendeur,

L’étincellement pur, la musique des sphères,

Et puis, plus rien ! Un voile a recouvert l’éther…

Voici surgir un puzzle aux motifs fascinants,

C’est une galerie d’images futuristes

Qui, tel un tsunami, submergent mon esprit…

Un monde nouveau-né peu à peu m’apparaît :

Sur la planète bleue, il n’est plus de forêts,

Pas un seul arbre au loin, pas un soupçon de vert,

Ici et là dressées, d’énormes tours génèrent

L’oxygène à grands flots, il n’y a plus de plages,

Je découvre des champs de milliers d’éoliennes

Dont les rangs trop serrés pareils à des barreaux

En occultant la vue de nos beaux paysages

Transforment notre terre en une affreuse geôle.

Les maisons sont un cube où le verre reflète

Les rayons affaiblis d’un soleil moribond,

Il y a des humains qui marchent lentement,

Comme épuisés de vivre au cœur d’une prison,

Mais pas un animal visible à l’horizon.

        Dans le ciel grisailleux, pas un avion ne vole,

        Tout a l’air triste et laid, je cherche des couleurs…

        Je n’en peux plus de voir cet horrible spectacle !

        M’arrachant violemment à ce songe éveillé,

        Je me lève et je vais entrouvrir la fenêtre

        Pour respirer l’air frais qui monte du jardin,

        Mon cœur qui bat s’apaise et je me sens revivre,

        L’aube pointe ses lueurs, et les oiseaux qui chantent

        Font fuir le cauchemar de cette rêverie.

Résultat de recherche d'images pour "ville futuriste"

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 19:13

            FEMME (1)

Visage clair où la nuit joue
Regard-rivière où le vent court,
Harpe subtile aux doigts de fée
Sous une lune immaculée.
Métamorphoses lumineuses
Gloire de femme, amante heureuse,
Le temps s'envole en globes d'or
Le monde a l'éclat de l'aurore.
Si douce et tendre ensorceleuse
Avec ses yeux d'ambre perdue,
La femme vient du blanc des nues
D'un pas lointain de neige pure.
Sa main fait jaillir le cristal
Au cœur secret des miroirs lisses,
Et sa beauté tisse dans l'air
Des voiles d'extase impalpable.
Elle est reflet, nacre, mystère
Enigme d'âme et de chair nue,
D'où s'alchimise en longs parfums
La plus adorable candeur

 

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Yeux, Vert, Fermer, Cils, Femme Visage

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                           LA FEMME  (2)

 

Une femme au regard incroyablement vert,

De ce jade éclatant couleur du fond des mers,

Etrange et fascinante au point de nous troubler,

Belle comme un tableau qu'on aime à contempler...

 

Son sourire est serein, mystérieux et sage,

Reflétant à loisir de lointaines images,

Comme une connaissance étonnamment profonde

Inscrite en lettres d'or sur le Livre du Monde.

 

Elle parle à notre âme un langage secret,

La guide vers les puits cachés de la mémoire,

Lève devant ses yeux les voiles du passé,

Et lui montre ses vies de souffrance et de gloire.

 

Puis elle s'évanouit vers on ne sait quel lieu,

Et n'est plus que mirage aux contours incertains

C'est alors que nous vient le désir impérieux

De teindre en jade clair les voies de nos destins…

 

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Jeune Fille, Beauté, Contes De FéesImage associée

 

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 14:03
MOTS EPELES, MOTS APPELES (acrostiches)
HONNEUR

Hauteur des exigences d'une âme altière

Oriflamme du courage face aux choix déchirants

Négation des faiblesses

Ne jamais renoncer à la fierté de soi

En dépit des obstacles

Un jour après chaque autre jour

Rendre sa vie d'humain la plus digne possible

****************

BONHEUR

Bien-être intime du coeur

Odyssée de douceur

Nonchalance délicieuse

Heures précieuses

Ecrites sur vélin au creux de nos mémoires

Usufruit d'une béatitude

Ravie un court moment aux instances divines

*****************

BONTE

Brodeuse de sentiments tendres

Ouvrière accomplie dotée de doigts de fée

Nattant d'amour les corbeilles du coeur

Tressant de réconfort les vanneries de l'âme

Elle aime à compatir aux souffrances humaines

***********************

AVENTURE

A travers monts et vaux, et par air et par mer

Voyager, découvrir, explorer, contempler

Evasion vers l'Ailleurs aux rites inconnus

Naviguer sur l'éclat de l'immense univers

Tout connaître à loisir pour mieux s'apprivoiser

Unité de l'humain dans un monde multiple

Rayonnant de mystères toujours renouvelés

Empathie de l'esprit pour la terre déesse

Résultat de recherche d'images pour "mots"

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 14:02
MOTS EPELES, MOTS APPELES (acrostiches)

 

GENTILLESSE
Généreuse, discrète
Elle songe en souriant au bien-être d’autrui
N’espérons jamais d’elle une phrase cruelle
Tous ses gestes s’imprègnent de grâce naturelle
Il lui plaît de comprendre et de réconforter
Laissons-la nous combler de tendresse sereine
Lisant dans nos pensées
Ecoutant nos chagrins
Sans cesse, elle s’applique à nous rendre confiance
Son cœur est un rayon de miel et de soleil
Enrobé du doux feu de la délicatesse

Résultat de recherche d'images pour "gentillesse"

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 21:13

Résultat de recherche d'images pour "vent"

 

LE TEMPS AIME LE VENT

 

Le Temps aime le vent

Le vent vagabondant

Qui s’envole en riant

Et qui s’en va rêvant

Parfois vif, parfois lent

Balayant les contrées

D’un ciel immaculé

 

Le Temps aussi se prend

A courir en chantant

A tarder en pleurant

A vieillir sagement

A renaître en enfant

En pâle adolescent

Fou de songes ardents

 

Le Temps aime l’espoir

Qui grave en scintillant

Sur son grand manteau blanc

Une fresque d’étoiles

Aux yeux couleur d’or noir

Fraîches et palpitantes

Qui fixent l'horizon

En guettant des miracles

 

Résultat de recherche d'images pour "etoiles"

 

 

 

 

 

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 13:33

MOTS EPELES, MOTS APPELES                     Résultat de recherche d'images pour "solitude"

 

                      

                        ABANDON

 

      Allées de solitude arborées de silence

        Bordées de hautes grilles aux pointes acérées

Autour d’une demeure endormie sous les brumes

 

N’y passent que des ombres aux yeux sertis de peine

 

Désertant les quartiers de lumière joyeuse

 

Où parlent et sourient les êtres de bonheur

 

Nantis d’amour heureux et d’espoir invincible

 

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                                PARFUM

 

               Plénitude d’effluves

 

Arômes volants

 

Réverbération de l’âme intime

 

Fleurs au cœur doux

 

Unique essence

 

Miroir végétal au creux du cou blanc

 

 

 Résultat de recherche d'images pour "Partition"

 

 

 

                      PARTITION

 

       Papillons de notes noires et blanches

Arabesques savantes

 

Ruisselant

 

Telles des rivières sous une lune d’argent

 

Immense architecture de dièses et de bémols

 

Tissage de soupirs, de pauses et de silences

 

Inspirant, expirant

 

Orgueil du compositeur

 

Nutritive substance de l’âme musicale

 

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                                JARDIN

 

 

 

 Juste un peu d’herbe et de fleurs et d’arbustes

 

Auréolé de ciels changeants

 

Rafraîchit notre esprit

 

Dans sa paix

 

Immobile

 

Nimbée de reflets et d’arômes

 

 

 

 

 

 

 

                 

 

 

 

 

 

             

 

 

 

 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 17:04

fleurs rouges-copie-1 

 

 

              JUILLET

 

 

 L’oiseau d’une pensée

Prend son vol doucement,

Puis se fond dans l’instant

Pour y mieux scintiller,

 

Se tait le bruit des mots

Qui encombrent l’esprit,

Un long vent d’infini

Plonge l’âme en repos.

 

L’heure de vacuité

Coule à gouttes légères,

Embuée de lumière et de sérénité…

 

 

                  ***

 

 

 Ecouter quelque chose émerger du silence

A l’heure mystérieuse où l’aurore frémit,

Quelque chose de fin, suave et délicat

Qui flotte au bord de l’âme,

Pareil à une plume oubliée par un ange

A la fois hésitant, scintillant et fugace,

Quelque chose qui aime à jouer dans les reflets

Pour mieux nous échapper,

Quelque chose d’intense

Que l’on pourrait peut-être appeler le bonheur…

 

 

 

 

                                    AOUT

 

 

              C’est parfois peu de chose que le réconfort,

              Un sourire donné au détour d’une rue

              Quand l’âme un peu trop triste a des pensées de pluie,

              Un mot que l’on vous dit et qui résonne en bleu,

              Laissant dans votre esprit un sillon de bien-être,

              C’est parfois une main d’enfant qui prend la vôtre,

              Un ami très gentil qui essuie une larme,

              C’est un instant de paix devant une fontaine,

              Un oiseau qui s’approche et vous regarde en face

              Comme s’il sentait bien que vous êtes trop seul,

              C’est aussi quand l’aimé vous serre contre lui

              Et qu’il n’est pas besoin de la moindre parole

              Pour sentir ruisseler la chaleur de son cœur

              Jusqu’au plus noir tréfonds de votre puits de peine,

              C’est, dans le temps du deuil qui vous broie de douleur

              Un rêve qui vous montre le cher disparu,

              Comme si ce dernier, vivant en l’au-delà,

              Vous disait que toujours il veillera sur vous,

              C’est plein de choses tendres et inattendues,

              Qui viennent consoler nos chagrins lancinants,

              Des cadeaux d’existence aux beaux parfums de joie,

              Et même s’ils ne sont qu’éphémères surprises,

               Ils parviennent souvent à nous rendre confiance

               Car sans ce rayon doux, cette grâce qui sauve,

               L’on pourrait bien, hélas, se laisser peu à peu

               Mourir tout doucement sans même en avoir l’air…

 

 

 

                                        SEPTEMBRE

 

 

 L’automne aux yeux de vents perdus,

Au triste regard de statue,

Observe les feuilles tomber

Sur le sol mouillé des allées…

Fier vagabond, prince charmeur,

L’automne aux changeantes lueurs,

Tantôt sourit et tantôt pleure

Tandis que s’écoulent les heures…

L’automne aux soirées de tiédeur

Qui embuent l’âme de langueur

Aimerait un peu de chaleur

Pour l’extirper de ses torpeurs…

L’automne habillé d’incarnat

Dans son costume d’apparat,

Evoque un grand bal vénitien

Où l’on valse d’un air badin…

De son bâton de magicien,

Sur le paysage il repeint

Un tableau d’ocre et de carmin

Qui miroite en l’eau des bassins…

                                     Et puis souvent mélancolique,

Enveloppé d’ombre mystique,

 L’automne compose des pluies

Qui nous parlent de nostalgie…

 

                         S’endort l’automne musicien

 L’hiver frileux vers nous revient…

 

 

                                             OCTOBRE

 

 

 Souple, léger, volage,

Aimant danser la valse

Avec les blancs nuages,

Invisible et puissant,

Receleur de parfums,

Transporteur de nos mots

Dont il copie l’écho,

Complice ou redoutable,

Il règne en solitaire

Sur maints et maints royaumes…

Multiple est son visage

Car de braise ou de glace,

Bise, brise ou simoun,

Il effleure les hommes,

Il dessine des dunes,

Il cisèle des pierres,

Nourrit des incendies,

Mais il emmène aussi

Sur ses ailes rapides

Les oiseaux migrateurs

Qui sont ses compagnons…

Le vent aux mille noms

N’en finira jamais

De souffler sur le monde

Pour mieux le célébrer.

 

 

                                       NOVEMBRE

 

 

 Il cherche quelque chose

Sans trop savoir pourquoi,                       

Quelque chose de beau,

De parfait, d’essentiel

Qui le hante sans cesse

Où qu’il soit, quoiqu’il fasse…

Il écoute les voix

Parlant à son esprit.

Sur le pont de son âme,

Voyageurs impatients,

Les mots veulent franchir

Les frontières secrètes

Des pays intérieurs

Pour venir sur la page

S’éclore en mille phrases.

Rien ne peut entraver

Leur afflux impérieux

Car leur force est pareille

Aux marées ascendantes,

Au soleil qui se lève,

A l’enfant qui veut naître…

Le poète comblé

Laisse monter en lui

La sève de lumière

Qui est l’inspiration,

Ce suc immatériel,

Cet élixir sublime

Sans lequel il mourrait.

 

 

 Le vent secret de l’âme

N’est pas celui qui souffle

En balayant l’espace.

C’est celui qui s’infiltre

En grains bleus de lumière

Au sein de la conscience.

Il apporte une idée

De paisible douceur

Et de recueillement,

Il égrène en arpèges

Un chapelet diaphane

D’amour compatissant.

Il recrée l’univers

En paysages neufs

Où l’on marche à pas lents

En savourant le Temps.

Le vent secret de l’âme

Est la sève de l’être,

Le suc de l’existence,

Le pur rayonnement

De l’harmonie cosmique.

 

 

 

                    DECEMBRE

 

 L’hiver est né, l’hiver rayonne

Avec son teint de pâle icône

Et ses grands yeux de neige pure,

Enveloppé de blanche bure,

Tranquille, grave et recueilli,

Ouvrant les livres de l’esprit.

L’hiver aux noëls lumineux,

Aux mots rieurs d’enfants heureux,

L’hiver au chaud des cheminées

Dans les maisons bien décorées

Quand on médite au coin de l’âtre,

L’humeur rêveuse un peu folâtre…

L’hiver aux enfants désolés

Errant de par les rues gelées

Quand les durs cristaux de la glace

Tristement tintent et se cassent…

L’hiver, quand l’on chante un cantique

Quand on attend l’heure magique

D’une légendaire naissance

Quand tout s’écrit en innocence,

L’hiver aux minuits de lumière,

Aux chants d’amour et aux prières

Lorsque la Paix qui s’offre en trève

En tout pays grave ses rêves…

 

L’hiver se meurt en un soupir,

Naît le printemps plein de désirs…

 

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