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  • : Le blog de Frédérique Ramos, poète.
  • : Ce blog a pour objet de partager mon univers artistique: Poésie, Musique, Arts...
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  • Frédérique STERNBERG-RAMOS
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique.
J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique. J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 20:19
                  
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           LE TRIPTYQUE  DU  RAYONNEMENT  (1)
 
          Il chante au fond de l’âme
Des berceuses très tendres qui n’ont pas de paroles…
 Sur le visage,
Il ne se montre pas avec ostentation,
Simplement il y peint, tel un nimbe fragile,
Une éclosion d’aurores…
 
Palpitant jour et nuit au rythme doux du cœur,
Il génère un bonheur serein.
On l’aperçoit parfois qui projette l’éclat
De sa flamme intérieure,
Comme une braise ardente couvant au creux du feu
Ses palpitations chatoyantes…
 
Il fait parfois songer à ces lampes mythiques
Que l’on rêve trouver en terre d’Atlantide,
Dont la lueur étrangère à tout courant visible
Rayonne d’elle-même une intense clarté
Aux blancheurs perpétuelles…
 
Il suscite l’envie, tel l’anneau du Gollum,
Mais son pouvoir n’est pas d’essence maléfique,
Bien qu’il soit tout-puissant, splendide, invulnérable…
 
Il est la clef de voûte, la pierre philosophale
Donnant sens à la vie : il est l’amour profond.
 
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              LE TRIPTYQUE  DU  RAYONNEMENT  (2)
 
                            
 
                Les murs noirs enfermant l’esprit
 
Peu à peu se sont effacés
 
Tels des nuages en partance
 
Vers un ailleurs illuminé
 
 
 
Puis doucement se sont dissoutes,
 
Dans la poussière des souvenirs,
 
Toute brisure, toute fêlure
 
Qui nous taraudent et nous déchirent
 
 
 
Et peu à peu s’est éveillée
 
Cette  douce lueur palpitante
 
Fine comme un grain de rosée
 
Qui reflète la paix divine,
 
 
 
Lentement le calice mystique
 
A fleuri au sein de tout être
 
Ouvrant ses beaux pétales d’or
 
Bien au-delà des mots, des dogmes,
 
 
 
Un geyser mauve et violet
 
S’est lancé jusqu’au bleu des nuées
 
Emportant nos pensées futiles
 
Et nos actes si infantiles
 
 
 
                        La compassion universelle
 
Qui nous relie tous d’âme à âme
 
S’est révélée telle un sésame
 
Etre une valeur essentielle


La lampe éclairant nos chemins
 
S’est enfin posée dans nos mains
 
Pour nous conduire avec bonheur
 
Vers la roseraie de nos cœurs.


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                       LE TRIPTYQUE  DU  RAYONNEMENT  (3)
 
 
 
                        Plus fort qu’une tempête ou bien qu’un ouragan
 
Plus fort qu’un tsunami ravageant cent pays,
 
Rien ne peut l’arracher
 
Des rivages du cœur
 
Où il s’est amarré
 
Par mille ancres d’acier.
 
Plus droit qu’un haut pilier des plateaux pétroliers
 
Il fore au fond de l’âme de grands soleils en flamme,
 
Plus précieux que l’or noir convoité par les hommes,
 
Il sème en leur esprit
 
Ses pierreries mystiques.
 
On ne sait le nommer que de mots imparfaits
 
Car sa pure nature est d’essence divine,
 
Il ressemble peut-être
 
A une boule chaude aux contours de lumière
 
Qu’on tiendrait dans sa paume
 
Tel un oiseau tout doux…
 
Il rayonne l’amour et la mansuétude
 
                   Et la vraie compassion des êtres fraternels.
 
C’est un trésor caché
 
Que chacun peut trouver,
 
Il suffit d’entrouvrir la conscience endormie
 
Pour voir, tel une étoile illuminant la nuit,
 
Sa beauté se répandre en reflets infinis…
 
 
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 13:40
 
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 Résultat de recherche d'images pour "etoile fantastique"
 
LE   TRIPTYQUE  DE  L’AVENIR    (1)               
 
Lové dans son chagrin,
Le cœur pleure et s’enferme
Il se cache, il a peur,
Il ne croit plus en rien,
Rebelle et obstiné, il ne veut plus lever
Son regard vers plus tard,
Son espoir vers ailleurs…
 
La roue tourne pourtant
Depuis l’aube des temps.
D’un long fil invisible
S’étirent les destins
Dans un ballet secret
De causes et d’effets…
 
L’âme apprend chaque jour
Des erreurs du passé,
Se nourrit dans l’éclat
D’un présent de sagesse,
Chaque jour évolue,
Apprend et s’émerveille…
 
Demain sera tout autre,
Ou meilleur ou moins doux,
Mais il sera toujours
L’aujourd’hui d’un futur
Que nous saurons créer, pétrir et modeler
Par de nouveaux efforts et de grands enthousiasmes…
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                    LE  TRIPTYQUE DE L’AVENIR  (2)       
 
 
                            Dis, que voudrais-tu faire ?
 
 
 
 -Etre cueilleur de vents
 
ou bien chasseur de vagues
 
ou bien souffleur de pierres.
 
 
 
 Ce n’est pas un métier !
 
 
 
 -Je veux être un dormeur
 
un jardinier de paix
 
un fontainier de rêves.
 
 
 
 Cela ne sert à rien !
 
 
                                       
                              -Je serai un nuage
 
un bout blond de soleil
 
un morceau d’océan.
 
 
 
Cela n’est pas possible !

 
 
                             -Alors je deviendrai
 
un petit coin d’esprit
 
un forgeur d’utopies
 
un graveur de défis
 
qui jamais n’aura peur
 
                             d'affronter l'impossible… 
 
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 15:36
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                                          ENFANCES   (1)
 
  Deux grands yeux bien ouverts semblent scruter le monde :
Un gouffre de questions et d’émerveillements,
Tout commence en tendresse, en gestes caressants,
En sommeils prolongés, en câlins, en baisers…
Puis s’affinent les goûts, puis s’esquissent les pas,
Le tout-petit grandit et son sourire aussi…
L’enfance a épanoui ses pétales de soie,
Toute fragile encore de rosée d’existence
Et tout cela nourrit un désir de conquête,
L’irrépressible envie d’admirer toutes choses,
Car le soleil écrit des partitions d’or rose
Le soir, quand le couchant flamboyant et splendide
Eclaire le chemin qui revient de l’école.
On les peint en dessin sur des feuilles Canson
Avec un pinceau fou qui balaie la palette
Pour fixer la magie de l’instant disparu…
Puis le regard sérieux apprivoise les signes,
Les paroles des livres, les notes des solfèges,
Les codes se dévoilent à l’esprit impatient
De tout cueillir au vol comme on prend au filet
Un jeu multicolore d’agiles papillons.
Tout va si vite au gré des heures quotidiennes
Rythmant la vie d’enfant de l’école aux vacances !
C’est comme un tourbillon emportant pêle-mêle
Les paroles sucrées des mamans adorantes,
Les visages si doux des grands-parents aimants
Et les petits minois graves ou malicieux
Des copains de la classe aux tabliers froissés…
C’est l’ère-sortilège où planent des mystères
Qui sans cesse dans l’air flottent comme des ailes
On s’étonne, on demande, on mûrit et raisonne
Et s’en vont l’innocence et sa calme quiétude
Quand le monde semblait si simple et si parfait.
Ainsi passe l’enfance aux grands yeux de magie
Trop pressée de connaître un monde plus complexe
Oublieux de ses songes et de ses utopies…
Si l’on ose pourtant, tel un aventurier,
Plonger au plus profond de notre subconscient,
On y verra toujours, pur et resplendissant,
Fleurir le beau rosier de notre âge d’enfant
Dont les fleurs n’ont jamais cessé de parfumer
Les champs si transparents de notre âme candide
Toute embuée de grâce et de sérénité…
 
 
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                             ENFANCES   (2)
 
               Souvenirs de l’enfance aux couleurs des saisons,
Le temps apprivoisé se goûte lentement.
C’est l’automne aux tapis de feuilles mordorées
Sous la bise froissant les foulards trop légers,
Les arbres dépouillés de l’hiver et le gel,
Et les cristaux de neige accrochés aux fenêtres,
Les glissades, les cris, le silence tout blanc,
Ce grand dépouillement effrayant un peu l’âme…
Puis les bourgeons rosés du printemps renaissant,
Cette sève de fièvre emportant la conscience
L’image de l’aimé reflétée sur les cieux
Ondulant sur les eaux des lacs opalescents
Tandis que l’air caresse les vergers en fleurs…
Ont suivi les étés aux chaleurs de fournaise
Ensorcelant les sens sous leurs brûlantes braises…
Puis vint l’oubli des livres qui ne peuvent plus
Combler l’immense envie de dévorer la vie,
Les poèmes écrits nuit et jour en ivresse,
Le cœur immensifié qui s’élargit sans cesse
Amoureux d’horizons de plus en plus lointains,
Il y a eu parfois la perte des aimés,
Ce départ vers ailleurs que l’on ne comprend pas,
Le fracas des chagrins qui brisent l’avenir,
Nimbant de brume sombre un futur obscurci…
Puis à nouveau l’éclat des moments magnifiés
Quand l’existence enfin redevenue clémente
Rend à l’enfant confiant tous ses droits au bonheur.
Tout cela se bouscule au fond de nos mémoires…
Dans le grenier secret de chaque être sommeille,
Comme un tableau de maître en un musée précieux,
Le jardin de l’enfance à jamais éternel.
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                          ENFANCES   (3)


 Connaissez-vous ces jours où l’âme est en errance,
 
En quête d’aventure intime et mystérieuse
 
Quand, marchant par les rues, vous croisez des passants
 
Qui semblent eux aussi s’en aller au hasard
 
Au gré de leur humeur, n’importe où, quelque part ?
 
J’ai souvent, dans la ville, attrapé leur regard,
 
Etonné d’y trouver une trace d’enfance,
 
Comme une lueur enfouie qui éclaire en cachette
 
Leur visage sérieux, impassible ou hautain.
 
J’ai discerné les jeux du gamin malicieux
 
Tapi sous le chapeau d’un banquier affairé
 
Et les rires joyeux d’une fillette espiègle
 
Sous l’iris orageux d’une dame sévère.
 
Et plus je m’appliquais, plus je voyais surgir,
 
Comme en un rêve fou d’auteur surréaliste,
 
Ce moi superconscient ayant les yeux d’un âge
 
Où vivre flamboyait à chaque éclat de temps.
 
Oui, j’en suis bien certain, chacun aura beau faire,
 
Quel que soit son métier, son nom ou sa fortune,
 
Sa faiblesse apparente ou son pouvoir suprême,
 
Il ne pourra renier cette époque pastel
 
Qui paillette parfois de clarté sa prunelle,
 
Révélant en l’instant d’un battement de cil
 
L’insouciant enfant qui vit toujours en lui
Sensible et délicat, émouvant et fragile…
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                         ENFANCES      (4)

 

                    Enfances, parlez-nous de vous…

Fûtes-vous douces ou amères ?

Surtout, ne croyez pas, amis,

Que le seul fait d’être un enfant

Veuille dire un plaisir, un épanouissement,

Car il est une enfance au bord sombre des rues

Qui rôde dans la nuit loin des cocons douillets,

Sans parents pleins d’amour prêts à la protéger,

Une enfance qui pleure en solitude amère

N’ayant pas même envie d’ébaucher un futur,

Une enfance victime assommée par les coups,

Une enfance oubliée que les grands ne voient pas,

N’ayant pas même envie de parler avec elle.

Bien-sûr, heureusement, il en est de joyeuses

Qui courent dans les champs en riant aux éclats,

Qui dégustent la tarte aux fruits encore tièdes,

Qui dort, l’âme comblée, dans des lits de douceur

Où les rêves sont rêves et non pas cauchemars,

Où l’on ne tremble pas, où l’on n’a pas besoin

De songer avec peur aux maux du lendemain.

Que reste-t-il pour trace de ces jours passés

Qui ne reviendront plus émailler nos destins ?

Sont-ce des cicatrices ou des greniers heureux

Tout encombrés de jouets et de souvenirs tendres ?

Enfances, s’il est vrai qu’on ne peut rien changer

A ces temps révolus qui vous ont façonnées,

N’oubliez pas, surtout, que vous pouvez, adultes

Ecrire votre histoire comme vous le souhaitez

En lettres de courage, en pages de fierté

Pour un bonheur tout neuf que vous saurez créer.

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 19:04
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                             MERCI
 
Merci à chaque objet qui m’a accompagné,
Au bol de chocolat tout fumant le matin
Qui se love bien rond tout au creux de la main,
Au manteau doux et chaud protégeant des gelées
Dans l’aube verglacée des hivers enneigés,
Au livre passionnant qui emporte l’esprit
Hors du temps, hors du monde en de lointains pays
Que l’imagination fait jaillir par magie,
Aux disques préférés qu’on aime à réentendre
Et à toutes ces choses familières et tendres…
 
Merci à toi l’oiseau, l’arbre, le vent, le ciel,
A toutes les couleurs riant dans la nature,
A toutes les espèces, toutes les créatures
Du plus petit insecte à l’énorme éléphant,
A ce qui vole, nage ou galope en l’air pur,
A ces rares trésors que la terre amoncelle,
A la fleur délicate, aux rubis, aux diamants,
Souterraines splendeurs, éphémères merveilles,
Aux sourires pastels des cerisiers si blancs,
Aux vergers receleurs de fruits appétissants…
 
Merci à l’être humain quand il se montre bon,
Quand la femme aux yeux doux protège son enfant,
Quand le guerrier vaillant fait le don de son sang,
Quand l’homme courageux sauve ses compagnons,
Au peintre et au poète, à tous les créateurs,
Aux cueilleurs de beauté, aux semeurs de bonheur
Qui nous font respirer les saveurs d’existence,
Non pas celles d’argent, d’illusoire puissance
Mais celles qui fleurissent notre quotidien
Et donnent un vrai sens à nos humbles destins…
 
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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 06:48
VOICI MON DERNIER LIVRE QUI VIENT DE PARAITRE.
 

Quelques extraits:

 

Le seul titre si symbolique de cet ouvrage « Le Livre des Triptyques » est par lui-même déjà garant de qualité.
L’origine de ce vocable vient du grec « TPITTUXO », plié trois fois, mais fait surtout en notre mémoire référence à la Trinité chrétienne, à l’emblème Terre, Ciel et Eau, et aussi aux trois rêves secrets de l’alchimiste, apporter le salut à l’humanité.
Personnellement, je rapprocherais plus précisément ce triptyque poétique de Frédérique Sternberg-Ramos du fabuleux « Jardin des délices » de Jérôme Bosch.
Pareil à un mystère initiatique, approchons-nous des déclinaisons de Frédérique Sternberg-Ramos. Qu’elle s’exprime à nous en prose ou en vers, je n’ai toujours rencontré chez elle que préciosité, onirisme, légende et raffinement, le tout festonné d’une délicatesse princière. La beauté s’y trouve sublimée, comme si le ciel voulait s’approprier tout ce qui contient du sacré.
« Il est un ciel caché d’un rose impénétrable
Passant par le bord doux d’un nuage perdu… »
Notre poétesse porte son regard vers le ciel et se laisse guider par les vents. Chaque nouvelle œuvre est un don de l’au-delà, oserais-je dire un cadeau des « dieux ? ».J’esquisserai la formule !
Elle nous invite toujours à voyager comme des nomades dans le désert mystique, dans ses mondes parallèles, avec en prime une touche animiste.
Elle est fascinée par les grands arbres d’Afrique, elle chante les hautes terres fragilisées.
« Le Grand Arbre palpite et rayonne alentour… »
Elle possède toujours cette délicatesse verbale de nous faire basculer dans la douceur, la tendresse, la prévenance.
Ses poèmes se présentent à nous comme un sourire, un effleurement. D’une juste métaphore, elle estompe les noirceurs de l’adversité :
« Et que toute âme humaine apprenne la candeur. »
Sur le parvis du temple de sa poésie, quelques petits personnages séraphiques « Gardiens du Domaine » sont en faction, c’est sa manière à elle de combler les sillons de l’absence…
Nous avançons pas à pas dans le labyrinthe de l’initiation, un monde d’entre deux, un espace chargé de mystère cosmique, un univers de rêve, de paix, d’amour et d’équité, si fragile si éphémère.
« Prends garde, car le temps va effacer tes traces »
À l’aune de sa poésie, Frédérique Sternberg-Ramos témoigne du drame de la terre victime de l’inconscience et de l’agitation de ses locataires, les plus irresponsables de tous les prédateurs, l’homme, cet effroyable fossoyeur.
« Ton monde tout entier peu à peu va s’éteindre. »
« Hommes, je vous accuse de meurtre avec préméditation… »
Bien pertinente vision prémonitoire.
Mieux vaut laisser le vent tourner les pages, judicieuse prudence, sage réserve !
Cette poésie contient les reflets d’une intense sagesse, ainsi que d’une expérience profonde, toujours soulignée d’une pointe d’ésotérisme, afin peut-être de mieux tendre vers l’ineffable.
Frédérique Sternberg-Ramos joue merveilleusement avec les formules et les images poétiques, chez elle tout devient lucide transcendance.
Alors ouvrez ce « Livre des Triptyques » comme un viatique, un recueil de transmission porteur de toute une gamme de nuances d’humanisme et d’amour pour les générations à venir. Un chant où l’homme doit très vite se ressaisir.
« La force du destin est-elle vaincue par l’homme
Quand il se lève enfin, l’âme remplie d’audace
Prêt à livrer bataille pour transformer son monde ?... »
La poésie délivre ce cri qui peut-être interrogera l’humanité, c’est pour cela que notre fidèle amie écrit, tout simplement pour retrouver le vrai regard d’un Homme !
Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.
Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres.

 

Le Livre des Triptyques

 

Le Triptyque de l'Arbre  (1)

   

  

 
 
 
Cueilleur des vents qui vont et viennent
Sur le treillis de ses feuillages,
Il règne, il rêve…
Il scrute avidement le ciel souvent mouvant
Que sillonnent sans fin des nuées voyageuses,
Il offre asile aux nids, aux fruits, aux fleurs
Et se laisse à l’automne dépouiller de ses feuilles
Qu’il regarde voler vers un ailleurs lointain…
 
Car il aimerait tant,
Loin des racines denses et des troncs si pesants,
Vivre une vie nomade et partir au désert
Voir les lunes dormir sur les dunes dorées
Loin de ses verts royaumes dont son âme est lassée…
 
Puis visiter l’Afrique,
Les terres exotiques dont les oiseaux rapportent
Des contes merveilleux,
Sentir d’autres parfums émaner de la terre,
Ecouter d’autres peuples incanter à genoux
Les déesses des pluies ou les dieux du soleil…
 
Puis monter vers l’azur
Découvrir les sommets de silence éternel,
Cette blancheur glacée des cimes impalpables
Comme un rêve de nacre exalté par l’aurore…
 
Son écorce est rugueuse
Mais ses branches noueuses s’habillent de velours,
De feuilles couleur mousse aux visages si tendres
Que les ailes s’y posent comme sur un berceau…
Graveur d’histoires, il sait
L’étrange destinée des bêtes et des hommes
Qui près de lui vécurent d’éphémères moments…
Il résiste aux tempêtes et défie les éclairs
C’est comme si son cœur, au creux de la forêt,
Battait la joie, l’espoir et la force de vivre,
Ce qui nous fait lutter chaque jour en peu plus
Et chercher la lumière qu’on croit avoir perdue…
 
Dispensateur de l’ombre aux fraîcheurs bienfaisantes,
Sourcier de la lumière accrochée aux ramures,
Il impose respect
Au fin fond des forêts qui scellent son mystère
Dans la magique aura des immenses clairières…

 

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  Le Triptyque de l’Arbre  (2)

 
 
Quand le printemps revêt de blancheur chaque branche,
L’abricotier, très fièrement dans le verger,
Fait concurrence au cerisier.
Puis s’envolent et meurent les pétales rosés,
Laissant place au mystère du fruit caché qui naît…
 
L’arbre devient porteur des œufs d’ocre et de miel
Qui peu à peu revêtent un ovale parfait,
Une sorte d’orange-jaune velouté
Promettant des saveurs sucrées…
 
L’abricotier, parfois, penche ses lourds branchages,
Et laisse s’échapper, d’un geste généreux,
Sur l’herbe fine et douce, un de ses fruits précieux.
 
Plus souvent, avouons-le,
C’est un oiseau gourmand des tendres abricots
Qui vient, d’un bec pointu, piquer la chair fondante,
Sous le regard furieux des humains impuissants…
 
Les délices juteux sont ainsi disputés
Entre l’homme et l’oiseau tout au long de l’été
Jusqu’au moment où l’arbre, un peu mélancolique,
Dépouillé de ses fruits retrouve sa verdure…
 
Bientôt viendra l’automne et le sommeil du froid
Jusqu’au jour rayonnant
Où les bourgeons craquants au goût de bonne sève
Darderont  vers le ciel leur pointe rose et douce…
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Le Triptyque de l’Arbre  (3)
 
 
Il est le Gardien du Domaine
Le roi de la savane qui détrône les lions
Car l’ombre majestueuse
                                         danse sous ses feuillages
Dispensateur de paix
                                         sa fraîcheur est sacrée
Il est le porteur noble des pensées des vents
On sommeille à loisir sous ses rameaux pesants
Et les rêves s’exaltent
Dans l’aura d’émeraude entourant ses branchages
On ne sait plus son nom
                                        aux étranges vocables
On l’appelle « Grand Arbre » ou « L’Ancêtre-qui-sait »
En son cœur végétal dorment bien des secrets
Il en a vu des hommes aux peaux brunes et blanches
Venir lui raconter leurs deuils et leurs amours
Et des fauves repus alanguis de bonheur
Calmes comme un enfant sous ses berceaux de jade
Savourer longuement l’or pourpre du couchant…
Où donc vont ses racines
                                        dans ce sol si aride ?
Et quelle eau le nourrit
                                        mystérieuse et propice
Qui l’aide à façonner son tronc si magnifique ?
Immobile et serein sous le soleil de braise
Le Grand Arbre palpite et rayonne alentour
Le charme si troublant
                                     de l’envoûtante Afrique.
 
 
 
 
 
 
 
Cueilleur des vents qui vont et viennent
Sur le treillis de ses feuillages,
Il règne, il rêve…
Il scrute avidement le ciel souvent mouvant
Que sillonnent sans fin des nuées voyageuses,
Il offre asile aux nids, aux fruits, aux fleurs
Et se laisse à l’automne dépouiller de ses feuilles
Qu’il regarde voler vers un ailleurs lointain…
 
Car il aimerait tant,
Loin des racines denses et des troncs si pesants,
Vivre une vie nomade et partir au désert
Voir les lunes dormir sur les dunes dorées
Loin de ses verts royaumes dont son âme est lassée…
 
Puis visiter l’Afrique,
Les terres exotiques dont les oiseaux rapportent
Des contes merveilleux,
Sentir d’autres parfums émaner de la terre,
Ecouter d’autres peuples incanter à genoux
Les déesses des pluies ou les dieux du soleil…
 
Puis monter vers l’azur
Découvrir les sommets de silence éternel,
Cette blancheur glacée des cimes impalpables
Comme un rêve de nacre exalté par l’aurore…
 
Son écorce est rugueuse
Mais ses branches noueuses s’habillent de velours,
De feuilles couleur mousse aux visages si tendres
Que les ailes s’y posent comme sur un berceau…
Graveur d’histoires, il sait
L’étrange destinée des bêtes et des hommes
Qui près de lui vécurent d’éphémères moments…
Il résiste aux tempêtes et défie les éclairs
C’est comme si son cœur, au creux de la forêt,
Battait la joie, l’espoir et la force de vivre,
Ce qui nous fait lutter chaque jour en peu plus
Et chercher la lumière qu’on croit avoir perdue…
 
Dispensateur de l’ombre aux fraîcheurs bienfaisantes,
Sourcier de la lumière accrochée aux ramures,
Il impose respect
Au fin fond des forêts qui scellent son mystère
Dans la magique aura des immenses clairières…
         
                         
 
         
         
         
         
         
         
         
         
 
         
         
         
         
          
 
         
         
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 17:52

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                  QUI  NE  CONNAIT  LA  PEINE…

 

 

 

              Qui ne connaît la peine

 

Envahissant le cœur

 

Telle une vague amère

 

Laissant trace d’écume,

 

Ce sel gris de paroles

 

Qui ont su blesser l’âme,

 

Fêlures impalpables

 

Qui ont fait tant de mal ,

 

 

 

Qui ne connaît la brume

 

Des vaines  obsessions

 

Qui cachent les soleils

 

Et  font mourir l’espoir

 

En gonflant  à loisir

 

Leurs  fantômes stériles

 

Que nous laissons grossir

 

Comme des lunes noires,

 

 

 

 Qui ne connaît le poids

 

Des souffrances profondes

 

Qu’on s’inflige à soi-même

 

En ne les chassant pas,

 

Ouvrant notre être faible

 

A leur emprise extrême

 

Sans comprendre  vraiment

 

Qu’elles nous seront fatales,

 

 

                         Qui ne connait pourtant

 

 

L’antidote  infaillible,

 

Il est comme un ciel pur

 

Effacé de nuages,

 

Quand notre volonté

 

Exile sans pitié

 

Tous les brouillards mauvais

 

Qui nous emprisonnaient,

 

 

 

Eteignons une à une

 

Ces visions assombries

 

Dansant le carrousel

 

De démons ennemis,

 

Nous reverrons enfin

 

Rejaillir les rayons

 

Eclairant nos sentiers

 

De confiance sereine,

 

 

 

Acceptons  pour  épreuve

 

Nos brisures, nos pertes,

 

Ressuscitons nos cœurs

 

D’amitié non de crainte

 

D’amour non de rancune,

 

Nous serons à nouveau

 

Comme un enfant fragile

 

Libéré de la peur

 

Dans les bras de sa mère,

 

 

                         Qui lira ce poème

 

 

Aura gravi les routes

 

Escarpées de la vie,

 

C’est notre sort humain,

 

Notre lot fraternel,

 

Alors je le salue

 

Et  lui souhaite clarté,

 

Au puits de ses pensées,

 

 

 

Nous nous verrons peut-être

 

Au détour d’un chemin,

 

Lisant dans nos regards

 

Le défi aux destins,

 

Ce regard pénétrant

 

Encore empreint de larmes

 

                     Qui n’est plus que tendresse

 

Et douce compassion…

 

 

 

 

 

Frédérique Sternberg-Ramos

 

 

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 10:22

 

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La lumière souvent vient chercher les fontaines

Pour tresser avec l'eau des images du ciel

Pour tapisser de paix ses rêves intérieurs

Elle aime à inventer des tableaux aquatiques

Que, d'un pinceau léger, sans cesse elle parfait...

Elle joue la candeur en touches de reflets

Opaline, elle irise les vasques nacrées

Sous l'intime douceur de sa virginité...

 

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Chaque fontaine a sa légende

Chaque légende a sa fontaine

Des histoires de belles

Aux longs cheveux flottants

Qui s'en vont en secret

Attendre un fiancé,

Des visions de licornes

Qui, sous les lunes blanches,

Vont humer la fraîcheur

Des jets d'eau cascadant,

Et des contes d'oiseaux

Aux plumages magiques

Qui parlent des langages

Inconnus des humains.

Les légendes ont chanté

La beauté des fontaines,

Les fontaines racontent

Les plus belles légendes...

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 18:21

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                                                           HARMONIE

 

                La maison sent la fleur,

L’amour et la douceur,

Les parfums de jasmin,

D’orange et de bonheur,

Le piano verse à flots

Des arpèges rêveurs

Qui s’envolent, légers,

Par la fenêtre ouverte…

Tiens, une coccinelle

Sur un rideau voyage,

La cheminée qui dort

Pense à ses feux d’hiver,

Dans le vase turquoise

Une rose se coiffe,

Tandis que le miroir

Majestueux et secret

Copie, sans se lasser,

Les images qu’il aime…

 

Le jardin des oiseaux

Chante et rit sous le ciel

A l’affût du soleil

Et des jeux de la lune,

Les fontaines crépitent

A petit bruit d’eau pure

Qui s’amuse en écume

Sur l’herbe des pelouses,

Les fourmis affairées

Sur les dalles cheminent,

Le cerisier médite

Une floraison blanche

De pétales somptueux,

Le chien aux grands yeux noirs

Court après l’ombre folle

D’un papillon moqueur.

 

Ici règnent la paix

Et l’harmonie des cœurs.

 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 17:49

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                                    DEMAIN…

 

 

                Demain guette aujourd’hui,

Quand les brasiers solaires mordront les terres sèches

Où jadis les blés d’or palpitaient sous les vents,

Quand les sommets perdront leurs blancheurs cristallines,

Quand les rivières folles noieront les paysages

Et que les mers auront rongé tous les rivages…

Des hommes s’en iront de contrées en contrées,

N’ayant plus même force d’avoir encore des larmes

Et dans leur regard sombre, on ne verra plus luire

L’espérance où s’éclôt la joie des lendemains…

 

Aujourd’hui pourra-t-il

Construire d’autres demains ?

La force du destin est-elle vaincue par l’homme

Quand il se lève enfin, l’âme remplie d’audace,

Prêt à livrer bataille pour transformer son monde ?

Pourrons-nous retrouver un ciel immaculé,

Des forêts verdoyantes, des vols d’oiseaux chanteurs,

Des sourires d’enfants cueillant dans les vergers

Des pommes au dos rond et des poires sucrées ?

 

Demain pas encore né,

A peine imaginé,

Comme un tableau mouvant de possibles lointains

Demain qui deviendra, plus tard, notre passé,

Notre ouvrage secret, notre œuvre collective

Pour la honte ou la gloire de l’immense univers…

 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 17:27

 

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L'ARTISTE

 

Il est l'Illuminant, le Maître des Lumières,

Le Fou dont l'âme ardente éclate en feux de joie,

Le vagabond du beau, pèlerin d'absolu,

L'enfant pleurant devant sa toile d'idéal,

Les mains brisées de songe et le coeur en exil,

Endolori d'espoir, brisé de nostalgie,

Il contemple une étoile invisible pour d'autres,

Une radiance intime qui l'habite sans cesse,

Dont lentement s'habille en croissante liesse

L'Oeuvre magnificente habitant son esprit.

Il est le Créateur, l'Empereur, Bâteleur,

Traçant pour les humains des sillons de splendeur,

Il est l'Artiste.

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TISSAGE

 

Au rythme régulier

Des lames et des lisses,

Sur l'ensouple complice

Glissent les échevaux,

Les mains sont fées habiles

Qui tissent la matière

En ouvrage très beau

D'argent, d'or et de soie.

C'est un peu de lumière

Qui se dérobe au temps,

Comme un reflet perdu

De l'époque des rois,

Un tableau de fils purs

Qui déroule en nos âmes

La trame illuminée

Des récits légendaires...

L'enchantement mystique

Brode un conte soyeux

Qui bercera nos yeux

De contes surannés,

Afin que ne s'éteigne

En nos coeurs oublieux,

Les souvenirs précieux

Des grands âges passés...

 

 

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MUSIQUE

 

Tu es forêt d'éclairs sur les pays marins,

Jaillissement de vague en murailles géantes,

Foudre, fureur, folie, cyclone et ouragan,

Tu fracasses l'azur pacifié de l'âme

A coup de gongs solaires et de vents étoilés.

 

Tu es telle un volcan dont les laves de pourpre

Déferlent en marée sur les cités dormantes,

Semant l'or et la mort, fusions incandescentes,

Alchimique incendie dont la rage sublime

Remodèle la terre en bouillante matière.

 

Tu es galops ardents venus du bout du monde,

Du côté des déserts et des steppes ombreuses,

Sauvage, primitive et farouche indomptée,

Symphonie flamboyante aux échos majestueux,

Tu forges nos passions en accords surhumains.

 

Grandiose, solennelle, angélique ou mystique,

Vitrail magnificent où chantent des couleurs,

Tu invites l'esprit à d'extrêmes splendeurs,

Ou bien flamme gitane ensorcelant les plages,

Quand l'éclat de la lune envoûte les guitares,

Tu éveilles les corps aux rythmes frénétiques

Dans un grand tourbillon d'entente fraternelle.

 

Tu es chaude, suave et gonflée de tendresse,

Amollie de bémols, ruisselante d'arpèges,

Langoureuse, plaintive, en berceuses anciennes,

Hantant les rêveries des belles jeunes filles,

Tu noues de songes clairs leurs dentelles fragiles,

Ta caresse est légère, on dirait une brise

Qui fredonne à tous vents ses lieders romantiques.

 

Tu es la chanson gaie du maïs et du blé

Lorsque le paysan récolte ses moissons,

Tu es la peau nacrée des raisins scintillants

Dont le jus savoureux enchante le palais,

Tu es le son perdu d'une flûte légère

Franchissant l'épaisseur glaciale des prisons

Pour offrir aux captifs la précieuse vision

D'un homme en liberté marchant vers l'horizon.

 

Tu habites partout notre immense univers,

Tu vibres, tu frémis, tu glisses, tu bondis,

Et par ville et par champ et par mer et par bois,

Par plaine et par montagne et par glace et par sable,

Et par les jours dorés aux terrasses bien tièdes,

Et par la nuit frileuse au bord des cheminées,

Dans une salle énorme ou dans une mansarde,

Illuminant d'espoir nos pâles destinées,

Tu crées l'extase pure en nos coeurs magnifiés.

 

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