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  • : Le blog de Frédérique Ramos, poète.
  • : Ce blog a pour objet de partager mon univers artistique: Poésie, Musique, Arts...
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  • Frédérique STERNBERG-RAMOS
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique.
J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique. J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 17:27

 

Résultat de recherche d'images pour "homme rayonnant"

 

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L'ARTISTE

 

Il est l'Illuminant, le Maître des Lumières,

Le Fou dont l'âme ardente éclate en feux de joie,

Le vagabond du beau, pèlerin d'absolu,

L'enfant pleurant devant sa toile d'idéal,

Les mains brisées de songe et le coeur en exil,

Endolori d'espoir, brisé de nostalgie,

Il contemple une étoile invisible pour d'autres,

Une radiance intime qui l'habite sans cesse,

Dont lentement s'habille en croissante liesse

L'Oeuvre magnificente habitant son esprit.

Il est le Créateur, l'Empereur, Bâteleur,

Traçant pour les humains des sillons de splendeur,

Il est l'Artiste.

Résultat de recherche d'images pour "homme rayonnant"

 

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TISSAGE

 

Au rythme régulier

Des lames et des lisses,

Sur l'ensouple complice

Glissent les échevaux,

Les mains sont fées habiles

Qui tissent la matière

En ouvrage très beau

D'argent, d'or et de soie.

C'est un peu de lumière

Qui se dérobe au temps,

Comme un reflet perdu

De l'époque des rois,

Un tableau de fils purs

Qui déroule en nos âmes

La trame illuminée

Des récits légendaires...

L'enchantement mystique

Brode un conte soyeux

Qui bercera nos yeux

De contes surannés,

Afin que ne s'éteigne

En nos coeurs oublieux,

Les souvenirs précieux

Des grands âges passés...

 

 

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MUSIQUE

 

Tu es forêt d'éclairs sur les pays marins,

Jaillissement de vague en murailles géantes,

Foudre, fureur, folie, cyclone et ouragan,

Tu fracasses l'azur pacifié de l'âme

A coup de gongs solaires et de vents étoilés.

 

Tu es telle un volcan dont les laves de pourpre

Déferlent en marée sur les cités dormantes,

Semant l'or et la mort, fusions incandescentes,

Alchimique incendie dont la rage sublime

Remodèle la terre en bouillante matière.

 

Tu es galops ardents venus du bout du monde,

Du côté des déserts et des steppes ombreuses,

Sauvage, primitive et farouche indomptée,

Symphonie flamboyante aux échos majestueux,

Tu forges nos passions en accords surhumains.

 

Grandiose, solennelle, angélique ou mystique,

Vitrail magnificent où chantent des couleurs,

Tu invites l'esprit à d'extrêmes splendeurs,

Ou bien flamme gitane ensorcelant les plages,

Quand l'éclat de la lune envoûte les guitares,

Tu éveilles les corps aux rythmes frénétiques

Dans un grand tourbillon d'entente fraternelle.

 

Tu es chaude, suave et gonflée de tendresse,

Amollie de bémols, ruisselante d'arpèges,

Langoureuse, plaintive, en berceuses anciennes,

Hantant les rêveries des belles jeunes filles,

Tu noues de songes clairs leurs dentelles fragiles,

Ta caresse est légère, on dirait une brise

Qui fredonne à tous vents ses lieders romantiques.

 

Tu es la chanson gaie du maïs et du blé

Lorsque le paysan récolte ses moissons,

Tu es la peau nacrée des raisins scintillants

Dont le jus savoureux enchante le palais,

Tu es le son perdu d'une flûte légère

Franchissant l'épaisseur glaciale des prisons

Pour offrir aux captifs la précieuse vision

D'un homme en liberté marchant vers l'horizon.

 

Tu habites partout notre immense univers,

Tu vibres, tu frémis, tu glisses, tu bondis,

Et par ville et par champ et par mer et par bois,

Par plaine et par montagne et par glace et par sable,

Et par les jours dorés aux terrasses bien tièdes,

Et par la nuit frileuse au bord des cheminées,

Dans une salle énorme ou dans une mansarde,

Illuminant d'espoir nos pâles destinées,

Tu crées l'extase pure en nos coeurs magnifiés.

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:15

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Résultat de recherche d'images pour "sculpteur"

 

SCULPTURE

 

Dans la terre pétrie

Se modèle un visage,

Un sourire d'argile

Echappé du néant.

 

C'est la gloire des mains

Qui maîtrisent la pierre,

C'est l'homme triomphant

De l'inerte matière.

 

Dans l'atelier vibrant

La vie coule à pas lents,

Car le marbre retient

La pensée hors du temps.

 

Le sculpteur, tel un dieu,

Crée du bout de ses doigts

Un peuple de statues

Aux yeux éblouissants.

 

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                  CHANT

 

La voix glisse dans l'air,

C'est un chant de saphir,

Le coeur se brise en bleu

On en pourrait mourir...

Intime pureté

D'un cristal qu'on effleure,

c'est le monde des dieux

Descendu sur la terre.

 

C'est la beauté parfaite

Qui peint l'âme d'extase,

Phrase d'azur céleste

Née d'échos éternels...

 

Elle est chaude, profonde

Comme une nuit d'été

Comme un violon vibrant

Dans des vents veloutés,

Elle dit les amours

Des légendes anciennes,

Elle incite les hommes

Aux passions surhumaines.

 

D'une finesse exquise

D'or, ciselée d'arpèges,

Elle hisse l'esprit

Aux sommets de l'espoir,

Puis elle va s'éteindre

En tapis de lumières,

Compatissante et douce

Au fond de nos mémoires.

 

  DANSE

 


Résultat de recherche d'images pour "danseur"




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 C'est l'extase du corps à qui poussent des ailes,

 

Qui s'élance dans l'air tel un vol d'hirondelle,

Une fête de l'âme oubliant toute chose,

La quête inachevée du mouvement parfait...

L'artiste, ivre d'orgueil, devient dieu de l'espace,

Défiant la pesanteur, il appelle l'azur

Pour y graver ses pas en semelles de sable,

Un soupçon de matière imprimé dans les nuées,

Comme une fresque d'ombre aux lignes incertaines,

Le vertige enchanté d'une valse aérienne…

 

Résultat de recherche d'images pour "danseur"

 
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 20:04

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PEINTURE

 

 La palette étincelle en longs doigts de lumière,

Un bout de rose indien se mêle à l'incarnat,

La mer palpite à peine en bleu céruléen,

Un mystère s'esquisse en or et en carmin...

 

 Et le maître apparaît, le pinceau à la main,

Change l'eau en nuage et la feuille en oiseau,

Sous son geste inspiré la nuance idéale

Peu à peu fait jaillir d'étonnantes alliances.

 

 Et la teinte parfaite a des yeux d'aube claire,

Elle fait rayonner dans sa pâle matière

L'image un peu voilée des paradis perdus,

Une douceur diaphane où luit l'aigue-marine...

 

 La toile se compose et le temps s'évanouit...

Le monde est un tableau qui danse dans l'esprit...

Le peintre illuminé achève son chef-d'oeuvre

En concert flamboyant de pourpres inouïes.

 

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 POESIE

 

Les mots comme des hommes

Aux visages changeants,

Visions sur le miroir

Echappées hors du temps...

Mirages scintillants

Que l'on voudrait saisir,

Une fuite d'images

Hantant nos souvenirs...

 

Une gerbe de verbes

A l'assaut de l'esprit,

Un feu de mélodies

Crépitant jour et nuit,

Essaim de nuées pures

Qui frappent sous la plume,

Un vaste éclat de sons

Que la conscience exhume...

 

 Les mots comme des ailes

Couleur de transparence,

Quelque ligne échappée

Des langages de neige.

Un souffle de l'éden

Qui s'habille de blanc,

Posé sur le velin

Des pages attentives.

 

 

Un grand peuple de mots

Revêtus de couleurs,

De symboles très beaux,

De parfums et de fleurs,

Une cohorte armée

De feuillets flamboyants

Qui veut écrire en vers

Les Livres d'Avenir…

 Résultat de recherche d'images pour "poésie"

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 08:57

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BONNE ANNEE A TOUS LES VISITEURS!


QUE L'ANNEE 2011 VOUS APPORTE DE BELLES SURPRISES,

QU'ELLE VOUS PRESERVE DE TOUT MAL ET TOUTE DOULEUR,

QU'ELLE SOIT TRES DOUCE A VOTRE COEUR

POUR VOUS ET TOUS VOS ETRES CHERS.

 N'HESITEZ PAS A ME LAISSER DE PETITS MESSAGES SI VOUS PASSEZ SUR CE SITE!

 Résultat de recherche d'images pour "bonne année"

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 17:15

Résultat de recherche d'images pour "extra terrestres"

 

 LES VENTS VOUS PORTERONT NOS MOTS

 

 

                Vous, futurs hommes de la Terre,

Vous qui vivrez en d’autres temps,

Les vents vous porteront nos mots

Comme des plumes de lumière,

Ils sont l’étoile de nos cœurs

Ils gravent des cahiers de fleurs,

Plus tard, quand nous serons gisants

Dormant sous la poussière claire,

Ils feront résonner l’écho

De nos bien lointaines pensées,

Puissent-ils, défiant les années,

Les siècles et les millénaires,

Charmer la douceur de vos soirs

Et vous rappeler nos mémoires…

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 20:03
Pour écouter, placer la main sur le triangle à gauche.
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                            HISTOIRE  D’UNE  PERLE

 

 

 

                       

            Une très belle perle vivait auprès de ses sœurs autour du cou d’une dame fort jolie et fort élégante. Elles étaient de haute pureté et mesuraient de dix à douze millimètres de diamètre, ce qui est remarquable pour des perles.

         Mais un jour, le magnifique collier s’est coincé dans le col d’un chemisier blanc de satin et, en tirant un peu trop fort pour le dégager, la jeune dame l’a cassé. Toutes les perles ont roulé sur le sol. Heureusement, celui-ci était recouvert d’un épais tapis de laine aux motifs orientaux qui a amorti le choc car, vous le savez sans doute, la nacre est très fragile et se raye aisément. Après quelques temps d’une recherche attentive, la dame a retrouvé les grosses boules de son luxueux collier.

             Enfin ! C’est ce qu’elle a cru !

Mais, en fait, l’une des jolies perles blanches manquait. Elle avait effectué un grand plongeon au moment où le collier s’était cassé, et elle avait atterri, devinez où ?

           Eh bien, elle s’était retrouvée dans un pli du panier moelleux où dormait le chat. C’était un petit coin douillet où elle ne risquait pas d’abimer sa belle surface polie d’un blanc neigeux. Elle s’apprêtait donc à passer une nuit tranquille, un peu triste d’être séparée de ses sœurs, mais bien décidée à ne pas se laisser démoraliser. Rien ne se passa comme elle le pensait…

          Vous devinez pourquoi ?

Voici que le propriétaire du coussin douillet, le chat Belosiris, véritable chouchou de la maîtresse des lieux, venait de terminer un très bon repas de petites bouchées fines au poisson et se dirigeait vers son panier pour y faire un bon dodo.

          Le chat a des antennes, le saviez-vous ?

Il a tout de suite repéré la chose anormale dans son territoire . Du bout de son petit nez rose, il a eu vite fait de découvrir, dans le pli de sa couverture, la pauvre perle affolée qui s’y était blottie. Après l’avoir reniflée, puis l’avoir tournée délicatement de la pointe de la griffe et léchée d’une langue prudente, il a décidé que ce n’était pas une nourriture intéressante. Et –Dieu soit loué !- il n’a pas eu envie de l’avaler !

Il a jugé qu’elle était plutôt un genre de jouet « nouvelle mode » à essayer. Il a habilement calé entre ses dents le joli rond scintillant et a aussitôt emprunté son couloir secret menant au jardin. Il a alors déposé avec précaution la perle sur une dalle du jardin.

            Pourquoi là ? On n’en sait rien.

 

Il y a des secrets qui n’appartiennent qu’aux chats et qui ne nous regardent pas. Peut-être était-ce un cadeau à l’intention de « Lumisis », la chatte de la voisine, une belle persane aux yeux bleu-vert qui venait souvent bavarder avec lui, après le petit déjeuner « soucoupe-de-lait » du matin. Ensuite, Belosiris était reparti se coucher à pattes de velours en passant par le même chemin.

         Notre perle était-elle sauvée ?

Pas du tout, son aventure était bien loin d’être achevée…

          En effet, la dalle sur laquelle elle était posée n’était pas droite mais légèrement en pente et la boule nacrée s’est mise peu à peu à glisser…

La voilà repartie !

         Où s’en va-t-elle ?

Elle file maintenant à toute vitesse, elle a pris de l’élan et s’envole presque sur le chemin de dalles qui mène du jardin à la porte d’entrée. Là, elle ricoche d’un petit bond qui la propulse, à travers les barreaux de la barrière.

Et elle retombe, libre, sur le trottoir bordant la belle Avenue des Mimosis, joliment pavée de petites pierres rectangulaires un peu rosées.

Libre, libre, elle danse presque de petit pavé en petit pavé. L’un d’eux, plus gros que les autres, la dévie vers la gauche. Elle finit par se retrouver sous un banc qui est encadré par deux troncs d’arbres majestueux -probablement de très vieux platanes-.

         Elle est un peu inquiète, aurait-elle éraflé sa belle robe de nacre scintillante ? Elle s’est efforcée de bien viser à chaque fois qu’elle touchait le sol pour rebondir . Elle  s’est posée sur les deux petits trous de perçage où s’enfilait le fil du collier. « Je ne devrais pas être trop laide », se dit-elle avant de s’endormir, fatiguée de sa course folle et rêvant à des jours plus tranquilles…

 

          Le temps passe tout doucement…La nuit s’en va dormir… Et peu à peu l’aube se lève. La rue s’anime, des gens partent au travail, des boutiques s’ouvrent, des voitures circulent peu à peu… Bientôt, les enfants s’en iront à l’école.

          Sur le banc encadré de deux grands platanes, s’assied un petit garçon portant sur son dos un sac d’écolier, il  a l’air triste et tracassé. Il est un peu en avance pour aller en classe et il se donne quelques minutes de réflexion pour essayer de trouver une solution à son problème. Demain, c’est l’anniversaire de sa maman, ils vivent seuls tous les deux car le papa est  parti  vivre à l’étranger depuis maintenant deux ans. Le garçonnet voudrait offrir à sa maman un très joli cadeau pour lui faire plaisir et il a économisé tous ses euros d’argent de poche. Mais, même avec sa petite fortune, la vie est si chère qu’il n’a pu lui acheter qu’un modeste foulard aux couleurs gaies . Il aime tellement sa maman qu’il voudrait trouver une idée pour mieux la gâter.

          Soudain, son regard est attiré par un petit point lumineux sous le banc.

On dirait une luciole cachée dans l’herbe, comme on en voit, en été, par les soirées chaudes, quand la nuit est tombée.

               Sachez que le soleil, très malin, s’est débrouillé pour lancer l’un de ses reflets sur la surface polie de la perle afin qu’elle brille comme un joyau des mille et une nuits.

                Vous avez du mal à le croire, n’est-ce pas ?

       Pourtant, il arrive parfois que les éléments de la nature viennent secrètement aider un garçon triste ou une grande personne malheureuse.

                 Le jeune garçon, prénommé Vincent, plonge la main et recueille entre ses mains la belle perle qui, par miracle, n’a pas été rayée bien qu’elle ait parcouru une longue route.

Souvenez-vous : elle avait fait bien attention à ne pas se faire mal lorsqu’elle rebondissait sur les pavés.

« Quelle merveille, s’écrie Vincent, on dirait une vraie ! » Il est curieux d’esprit et il se souvient d’avoir suivi, à la télévision, un reportage dont le sujet était les perles de culture. Il l’examine sous toutes les coutures et reconnaît les deux petits trous qui permettent l’enfilage sur un fil. « C’est certain ! Elle vient d’un collier qui s’est cassé. Je me demande bien comment elle s’est retrouvée ici. Peut-être une dame l’a-t-elle perdue ? En tout cas, c’est impossible de savoir à qui elle peut appartenir ! »

Il ne va pas aller la rapporter au « Service des Objets Perdus », ce serait idiot !

Personne ne viendra chercher une seule perle égarée on ne sait où.

Vincent estime donc qu’il peut la considérer comme étant à lui.

Quel bonheur ! C’est comme un cadeau miraculeux qui vient résoudre son problème !

 

          Déjà, mille idées lui viennent en tête. Elle sera le cadeau parfait pour une adorable maman. Mais il va falloir d’abord patienter et, ensuite, on verra…

Il regarde sa montre. Vite, c’est l’heure d’aller en classe. Pas question d’être en retard. Il n’est pas loin de son école qui se situe à trois cent mètres sur le même trottoir. Il presse le pas et le voici devant le portail…

 

          C’est la fin de la journée, Vincent est resté à la cantine car sa maman travaille trop loin de la maison pour pouvoir rentrer lui faire à manger à midi.

Il est habitué à se débrouiller pour beaucoup de choses. Il est très sage et mûr pour ses dix ans car il sait qu’il doit, en l’absence de son père, soutenir sa mère. Le meilleur moyen de l’aider, c’est d’être sérieux et responsable afin qu’elle lui fasse confiance et qu’il ne lui cause pas de souci supplémentaire.

           Il  est 16 heures 30 quand il quitte son école. Normalement, il devrait rentrer tout droit chez lui. Mais il se trouve bien embarrassé : en effet, il voudrait se rendre à la superbe bijouterie : « Les Mille et une Nuits » qui est située un peu plus loin, au centre ville. Sa maman ne l’autorise pas à aller seul de ce côté de la ville car il y a beaucoup de circulation et, même s’il est prudent, on ne sait jamais… Un garçonnet de dix ans ne peut pas tout faire comme un adulte !

     

           Que décider ?

La perle que Vincent a soigneusement mise à l’abri dans son grand mouchoir bleu semble frémir et l’encourager… En une seconde, il fait son choix : la surprise pour maman passe en premier !

       Il tient bien compte de ses conseils et fait très attention car les automobilistes conduisent souvent comme des fous, il évalue bien le temps nécessaire pour emprunter les passages piétons. Enfin le voici arrivé à destination : devant la somptueuse vitrine des « Mille et une nuits ». Il jette un coup d’œil rapide sur les étalages éclairés par un nombre incroyable de spots discrets qui diffusent une lumière féerique sur les bijoux exposés. Il soupire : ce ne sont pas des cadeaux abordables ! Mais, peu importe. Maintenant, il doit se montrer courageux et surmonter sa timidité.

      Oui ! Vous pouvez rire ou du moins sourire ! Vous croyez peut-être que c’est facile pour un garçonnet de dix ans d’entrer dans un pareil magasin pour aller demander à des personnes très chic, à l’air très très sérieux, ce qu’il va demander ?

        Vincent pousse vaillamment la porte d’entrée. Une sonnerie se déclenche.

Tous les vendeurs sont en alerte, un client pénètre dans la boutique…

Le jeune garçon hésite. Il est tout seul face aux quatre adultes qui le regardent d’un air perplexe. Il serre instinctivement le mouchoir où est nichée la perle  et il lui semble –mais c’est sûrement une illusion- que la boule nacrée frémit favorablement quand il regarde droit dans les yeux le monsieur le plus âgé qui se tient derrière les présentoirs.

          Ce monsieur a des yeux bleu pâle avec un petit éclair malicieux qui, parfois, les rend plus vifs. Il a des cheveux gris blanc et un visage rond. A part cela, il est vêtu d’un costume gris foncé et d’une chemise blanche impeccable.

L’enfant prend son courage à deux mains pour s’adresser à lui :

 

- Bonjour, Monsieur.  J’espère que vous pourrez m’aider. J’ai là une perle d’une grande valeur et d’une grande beauté . Je voudrais l’offrir à ma maman

pour son anniversaire. Mais il faudrait la transformer en bijou. Vous savez, je l’ai trouvée sous un banc et je me suis dit que vous pourriez me l’arranger en quelque chose de joli. C’est très très important !

 

             Monsieur Yeux Bleus a pris le mouchoir et l’a déplié. En voyant la perle, il a poussé un petit sifflement admiratif. Il a regardé tour à tour la perle et l’enfant, et, s’étant forgé une idée sur cette histoire, il a su immédiatement que ce petit bonhomme était quelqu’un de bien qui ne lui mentait pas.

 

- Tu as eu de la chance de trouver cette perle, sa nacre est intacte sauf au niveau des deux trous , ce qui n’est pas grave car nous pourrons cacher ces petits défauts. Bon, mon garçon, voilà ce que je pourrais te proposer. On peut transformer cette perle en un gracieux pendentif. On passe une jolie chaîne d’or rigide à travers la perle, et je n’ai qu’à fixer deux petites coupelles dorées pour cacher les deux trous à gauche et à droite. Tiens, regarde, ce serait comme sur ce croquis. Qu’en penses-tu ?

 

- Je pense que ce serait vraiment magnifique ! s’exclame Vincent, enthousiasmé. Mais, Monsieur, il y a un gros problème. C’est que j’avais déjà acheté un foulard à Maman et pour cela, j’ai dépensé tout mon argent de poche. Je n’ai plus rien. Et… il faudrait me faire confiance. Je vous promets que je remettrai des euros de côté et puis, je vais chercher des petits travaux à faire. S’il vous plaît !

 

-  Bien, bien, je vois ce que c’est, petit. Mais, tu sais, une chaîne en or, cela vaut cher et puis il y a du travail pour fixer les coupelles coniques. Cela te coûtera beaucoup d’euros.

 

- Oh !...

Le visage de Vincent devient sombre. Comment pourra-t-il réunir tant d’argent ? C’est énorme pour un petit garçon comme lui.

 

-Ecoute, reprend Monsieur Yeux Bleus qui n’est autre que le patron. J’ai une idée. Dis-moi, es-tu un bon élève ? Es-tu bon en orthographe et en calcul ?

 

- Oui, Monsieur, je travaille bien et je suis souvent premier de la classe.

 

- Alors, voici ce que je vais te proposer. J’ai un petit-fils, Robin, qui a neuf ans et il a de grosses difficultés à l’école. Si tu le veux et si ta maman est d’ accord, tu pourrais venir l’aider plusieurs soirs par semaine et pour cela je te paierai. Et cela jusqu’à ce que Robin ait fait des progrès et que tu aies remboursé le travail sur la perle. Qu’en dis-tu ?

 

- C’est magnifique ! Merci ! Mille fois merci, Monsieur. Je suis sûre que Maman dira oui, mais on ne lui proposera qu’après que je lui aie offert son cadeau, n’est-ce pas ?

 

- Entendu, mon grand. Maintenant, tu vas m’écrire sur un papier ton nom, ton prénom, ton adresse et tu vas signer notre accord.

 

Il s’adresse à l’une des vendeuses :

-  Mademoiselle Perline, s’il vous plaît !  Apportez une feuille et un beau stylo noir. Nous allons installer le jeune Vincent à la table de l’arrière-boutique afin qu’il y soit bien à l’aise.

 

Les autres vendeurs, curieux, ne peuvent s’empêcher de passer la tête à travers la porte pour voir ce qu’il va se passer. Heureusement qu’il n’y a aucun acheteur à cette heure !

On sent que c’est un événement important et vraiment très inhabituel qui se déroule dans le cadre d’une bijouterie aussi luxueuse…

 

 

 

- Quel est ton nom ? demande Yeux Bleus.

 

- Vincent Granvant.

 

- Bien , alors écris sous ma dictée :

« Moi, Vincent Granvant, m’engage à donner des leçons particulières à Robin, le petit-fils de Monsieur Palois, directeur de la Bijouterie « Les Mille et une nuits », jusqu’à remboursement total de la chaîne en or et du travail de joaillerie effectué sur la perle blanche numéro ZXV 104 que je lui ai remise en mains propres. ». Bien, tu rajoutes la date de ce jour. Voilà, tu n’as plus qu’à signer, et moi aussi.

 

Ceci étant terminé, Mademoiselle Perline va réaliser une photocopie du document.

 

- Tiens, prends ce double, conclut le patron avec un bon sourire.

 

Vincent, rayonnant de joie, plie le document dans sa poche.

 

 Le bijoutier examine à nouveau la perle :

- Elle est vraiment très belle, le destin t’a gâté en la mettant sur ta route. Mais je crois que tu la méritais vraiment et elle va rendre ta maman heureuse, surtout quand elle saura tout ce que tu as préparé pour lui faire plaisir. Ce doit être une maman merveilleuse !

 

- Oh ! Oui, Monsieur merci, merci mille fois. Quand pourrez-vous ?...

 

- Quelle est la date d’anniversaire de ta mère ?

 

- C’est demain, s’exclame Vincent, désolé. Vous n’aurez pas le temps…

 

- Ne t’inquiète pas, jeune Vincent. J’ai très envie de te donner un coup de main.

Je vais personnellement et immédiatement m’occuper de ta perle.

 

Il va chercher une chaîne en or dans l’une des vitrines.

- Que dis-tu de ce modèle ?

 

- C’est beau ! s’exclame Vincent, ravi.

 

- Dis-moi, tu ne vas pas à l’école demain, Samedi ?

 

- Non, Monsieur.

 

- Eh bien ! Je me rendrai chez toi ce soir, à exactement 20 heures pour glisser ton pendentif dans la boîte aux lettres. Regarde cet écrin plat, penses-tu qu’il passera par la fente où l’on glisse le courrier ?

 

- Oui, cela ira sans problème.

 

- Bien, alors on fera comme cela, je mettrai l’écrin de velours noir dans une enveloppe de papier kraft qui le protègera. Affaire conclue. Ton cadeau sera prêt, il te suffira de trouver un petit prétexte pour aller chercher ton enveloppe.

 

Vincent, ravi, ne peut s’empêcher de se jeter dans les bras de Monsieur Palois dont les yeux bleus sont remplis d’éclairs joyeux et qui lui rend un gros baiser.

          Tous les vendeurs du magasin demeurent muets, stupéfaits de voir leur patron

d’ordinaire si silencieux et sérieux, devenir aussi bavard et aussi gai. Tout le monde applaudit dans la belle boutique des « Mille et une nuits » qui resplendit de mille feux.

           Ca y est ! Il a réussi ! Fou de bonheur, Vincent sort de la boutique, il court, court vite mais fait tout de même bien attention. Il faut qu’il soit de retour chez lui avant sa maman !

            Ouf ! Il est arrivé à temps, dans cinq à sept minutes, elle sera là.

 

          Pendant ce temps-là, la perle qui n’en revient pas de ce conte incroyable, se laisse manipuler par le bijoutier –joaillier. Avec une grande délicatesse, il lisse ses parois nacrées à l’aide d’un chiffon humide, puis il ajuste avec soin, à l’aide de ses instrument deux jolies coupelles d’or fin qui vont fermer chaque côté des trous une fois qu’il l’a enfilée sur la chaîne. Et il choisit une chaîne un peu plus grande et plus belle que celle qu’il avait montrée au garçon.

           Voilà, c’est terminé.

Satisfait de son œuvre, Yeux Bleus examine le pendentif qui est vraiment superbe.

Notre belle perle luit d’un éclat sans pareil , elle reprend vie et palpite d’aise .

Maintenant, elle repose sur le velours noir protecteur de l’écrin.

On dirait un petit ange couché dans un berceau de ciel outremer.

Elle est heureuse et paisible car elle sait que son destin est un destin d’amour,

un beau lien entre un gentil garçonnet et sa tendre et courageuse maman.

 

           Devinez la fin ! Ce n’est pas difficile !

Monsieur Yeux Bleus a tenu sa promesse et déposé l’écrin. Vincent a réussi à le prendre sans éveiller les soupçons de sa mère. Et le lendemain, au petit déjeuner, il a offert son foulard et puis…  le magnifique coffret du bijoutier.

Ce fut un moment magique. Maman a beaucoup pleuré, mais pleuré de joie, bien-sûr, quand Vincent lui a tout raconté. Elle a été étonnée de tout ce que Vincent avait dit et fait. Vincent a attaché la chaîne en or à son cou et la perle diffuse son plus bel éclat sur la peau blanche et douce de sa Maman.

 

          Vincent a fait de gros bisous à Monsieur Palois pour le remercier de la chaîne encore plus belle. Il a commencé à aider le jeune Robin à mieux comprendre l’orthographe et le calcul. Ils sont devenus de très bons amis. Et le gentil grand-père bijoutier est aussi devenu ami avec la maman de Vincent. Tous les deux sont souvent invités chez lui, dans sa nombreuse et grande famille et ils ne se sentent plus du tout seuls.

 

            Ainsi s’achève l’histoire de la perle qui a quitté le superbe et luxueux collier d’une très belle dame pour venir orner avec grâce et amour le joli cou d’une  adorable maman !

 

 

 

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 13:34

 

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                          JE  VEUX  REVOIR  L’EGYPTE.

 

 

 

REFRAIN  (à placer où l’on veut)

 

Je ne veux pas mourir trop vite,

Avant, je veux revoir l’Egypte,

L’Egypte aux temples éternels

Dont les statues parlent au ciel !

 

COUPLETS

 

Je veux revoir Louxor, le soir,

Dans ses reflets d’or et de moire,

Je veux voguer sur le Nil vert

Dont les flots cachent des mystères,

 

Je veux marcher des heures durant

Dans les rues du Caire dormant,

A l’heure où la lune propice

Protège Isis et Osiris,

 

Et puis, à midi, lorsque l’air

Vibre des feux lourds du désert,

Je veux dans le souk apaisé,

Humer les parfums épicés,

 

Dans les boutiques colorées,

Je veux aussi boire le thé

Dans les beaux verres ciselés

Brûlant de menthe parfumée,

 

Je veux errer dans le Musée

Immense et rempli de secrets,

Où sont gisantes des momies

Masquées d’onyx et de rubis,

 

 

                             Je veux revoir Karnak, Memphis

Et le grand lac Mareotis,

Je veux revoir Al-Mansourah

Et la mer à Port-Safaga,

 

 

Et pour finir, le sphinx hautain

Qui se croit gardien des destins,

La pyramide de Chéops

Et l’ancien temple d’Abydos,

 

 

 

REFRAIN FINAL

 

Je ne veux pas mourir trop vite,

Avant, je veux revoir l’Egypte,

L’Egypte aux splendeurs éternelles

Qui rit aux vents et parle au ciel.

 

 

 Paroles de Frédérique RAMOS

 

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 11:35

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           A QUOI CA TE SERT LA VIOLENCE ?

 

 A quoi ça te sert la violence,

A casser, frapper, ou à tuer ?

Pour un regard ou un silence,

Tu crois ton honneur outragé ?

 

C’est ça, ta grandeur, ta fierté,

Tu te sens un homme vraiment,

En devenant comme enragé

Et en faisant couler le sang ?

 

Et tes enfants, si tu en as,

                   De toi, qu’iront-ils donc penser ?

                   Et tes enfants, quand t’en auras,

Comment vont-ils donc te juger ?

 

Quand c’est fini, tu vas te dire

Que ça ne valait pas le coup

De mettre en jeu ton avenir

Pour si peu de chose, après tout.

 

Y’a pas que les poings pour taper,

Regarde les films de karaté,

Le vrai maître est celui qui sait

Que l’esprit doit tout contrôler !

 

  Il y a bien d’autres moyens

Pour devenir quelqu’un de bien

Que de foncer, tête la première,

Avec son orgueil pour bannière !

 

Nous sommes tous frères humains,

Un peu de terre, un peu de ciel,

Moitié nectar, moitié venin,

Mains de boue mais cœurs d’étincelles,

 

Alors, pour mériter respect,

Pour être dignes, nobles, fiers,

Surtout, laissons bien de côté

Les petites choses légères :

 

 Qu’est-ce qu’un regard, un silence,

Une parole passagère,

Cela ne vaut pas la violence

Avec ses vagues meurtrières,

 

Nous sommes tous frères humains,

Gravés de ténèbre et de ciel,

Entre le miel et le venin,

Notre cœur errant s’écartèle,

 

Avançons donc, sans fiel ni haine,

Remplis d’espoir et l’âme calme,

Plus de colère, de rage vaine,

Une vie meilleure nous réclame 

 

 

 Paroles de Frédérique RAMOS

 

 

 

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 C’EST  LA  MODE  FATALE …

 

 

                           Etre maigre, être mal,

Emaciée, toute pâle,

C’est la mode fatale,

La mode occidentale,

 

                           Mais ailleurs, on a faim,

Les regards sont éteints,

On subit le destin,

L’horreur de n’avoir rien.

 

                           Là-bas, on peut mourir

De ne pas se nourrir,

Ici, l’on n’a en tête

Que régimes et diètes.

 

                           Ainsi tourne le monde

Une illogique ronde,

On se meurt, famélique,

En Europe, en Afrique.

 

                           Des revues inconscientes

Prônent aux adolescentes

L’idéal mirifique

De formes anorexiques.

 

                           Et les petites meurent

Envahies par la peur

De ne pas être belles

Comme sont leurs modèles.

 

                           Nous, devant la télé,

                           A l’heure du dîner,

Nous voyons sur l’écran

De tout maigres enfants,

 

 Dans des pays brûlants,

Ils périssent lentement

Et leurs yeux douloureux

Nous font un cœur honteux.

 

C’est une vraie folie,

On a perdu l’esprit,

Ici, on peut manger

Et non pas s’affamer !

 

Aux vrais Pays de Faim,

Allons semer le grain

Et construire des puits

Qui donneront la vie !

 

Une saine beauté

Respire la santé,

Le bien-être, la joie,

Non le corps aux abois !

 

La beauté naturelle

Ne sera jamais celle

Qui fait des jeunes filles

Des statuettes graciles !

 

Que ne plus être mal

Soit la mode mondiale,

Et que chacun sur terre

Se montre solidaire !

 

 

Paroles de Frédérique RAMOS

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:42

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La sagesse est comme la feuille d'un arbre, elle mûrit de saison en saison

mais elle conserve pour toujours les belles couleurs mordorées de l'automne qui sont la reconnaissance des trésors du coeur mais aussi la connaissance du pouvoir limité de notre humanité sur ses destins.

 

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Chaque pensée, en chaque instant, peut être transformée par le  vouloir de notre esprit. Cette merveilleuse faculté a quelque chose de magique -et d'ailleurs, ne serait-ce pas là le fondement de la véritable magie?-

 Par exemple, vous partez un matin, tôt, de votre demeure, l'âme morose, rempli d'ennui et le corps las. Or il suffit d'analyser en quelques secondes, avec la force de votre imagination, tout ce qui pourrait être terriblement grave en cette même journée, pour retrouver peu à peu une énergie, une confiance et un sourire qui ne demandaient qu'à être sollicités pour rayonner sur chaque minute de votre temps présent.

 Il est incroyable de constater à quel point nous pouvons être les maîtres de nos métamorphoses intérieures!

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 18:06

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                            LE TRIPTYQUE  DU  RAYONNEMENT  (1)

 

 

            Il chante au fond de l’âme

Des berceuses très tendres qui n’ont pas de paroles…

 

Sur le visage,

Il ne se montre pas avec ostentation,

Simplement il y peint, tel un nimbe fragile,

Une éclosion d’aurores…

 

Palpitant jour et nuit au rythme doux du cœur,

Il génère un bonheur serein.

On l’aperçoit parfois qui projette l’éclat

De sa flamme intérieure,

Comme une braise ardente couvant au creux du feu

Ses palpitations chatoyantes…

 

Il fait parfois songer à ces lampes mythiques

Que l’on rêve trouver en terre d’Atlantide,

Dont la lueur étrangère à tout courant visible

Rayonne d’elle-même une intense clarté

Aux blancheurs perpétuelles…

 

Il suscite l’envie, tel l’anneau du Gollum,

Mais son pouvoir n’est pas d’essence maléfique,

Bien qu’il soit tout-puissant, splendide, invulnérable…

 

Il est la clef de voûte, la pierre philosophale

Donnant sens à la vie : il est l’amour profond.

 

 

                     Frédérique  RAMOS

 

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