
POÉSIE ET MUSIQUE 2
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Comme une rivière d' arpèges
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POÉSIE ET MUSIQUE 2
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Comme une rivière d' arpèges
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Un petit cœur de vent
Palpite
Douceur de vie
Mon âme écrit
Des pages d’oiseaux
Où volent
Mille pensées lumière
Le monde écoute
Les battements du temps
Les mers limpides
Rêvent des aubes de lune
À l’heure où les nuages
Voyagent vers l’infini…

MA LICORNE DE RÊVE
Frémissement de l’eau
Bruissement des feuilles,
La forêt attentive
Écoute le battement léger de la terre
À peine frôlée par ses sabots de vent et de rêve…
Elle arrive
Elle m’appelle,
Ma licorne blanche
Aux yeux d’amour inconditionnel !
L’espace se change, s’étoile, semble s’agrandir à l’infini...
Sa crinière flotte dans l’air
Toute perlée de bulles de ciel,
Elle vient de l’au-delà du monde réel
De l’au-delà des temps humains…
Sa beauté
Rayonne doucement sur les arbres
Tel un soleil sur la mer.
Je n’ose poser la main
Sur elle
Si pure et si soyeuse…
Déjà elle s’en repart
Tel un songe au lever de l’aube
Tel un reflet de lune posé au fond d’un puits,
Ne laissant trace
Que d’un parfum exquis…

Dis, que voudrais-tu faire ?
Être souffleur de joie
Ou cueilleur de soleil.
Ce n'est pas un métier !
Je veux être un sculpteur
De sable ou de cristal.
Cela ne sert à rien !
Je serai un oiseau
Qui chante pour les vagues.
Cela n'est pas possible !
Je deviendrai poète
Et je déposerai le monde dans mes vers
Pour le rendre plus beau
Plus tendre et plus confiant.


CE FUT UN ÉMERVEILLEMENT…
Il ouvrit les yeux et ce fut un émerveillement!
Une lumière blanche presque flamboyante,
Des yeux de toutes couleurs empreints de tendresse,
Des bras doux, un parfum subtil, des sourires extasiés...
Plus tard, s'offrirent à lui les miroitements du soleil,
Le mouvement du vent balançant les feuillages,
L'arôme des roses, des lys, des lilas et des seringas
Puis l'océan aux vagues murmurantes,
L'écume argentée sous les premières lueurs d'aube,
Les étoiles que l'on aimerait tant toucher,
La lune au corps pâle qui nous regarde de haut,
Les roulades dans la neige glacée
Sous les branches des arbres toutes givrées
Qui semblent des tableaux de nacre issus d'un rêve,
Aussi cette terrienne splendeur des minéraux,
L'améthyste et le quartz pour orner sa demeure
Et le regard plongé au cœur pur des cristaux
Pour y voir flotter l'ombre de nos destinées,
Le compagnonnage avec les hommes et les bêtes,
L'éclat des fleurs, des arbres, le visage blond des déserts,
L'immersion dans des livres de toutes tailles, toutes époques,
L'intense joie de l'esprit au sein du peuple des mots,
Les plus beaux chants et les plus belles musiques,
Celles qui transcendent l'âme et la portent aux nues...
Sans oublier, au zénith de la vie, l'alliance signée avec le bonheur
Dans la fusion d'un amour humain qui comble plus que tout…
Enfin voici qu’un jour, allongé sur son lit, dans une lumière tamisée,
Entouré par des regards débordant de tendresse,
Il ferma les yeux et laissa son souffle doucement s'éteindre...
Et ce fut la fulgurance d'un neuf émerveillement!
La découverte d'un univers caché derrière le tain de la vie,
Une profusion de couleurs, de parfums, de beauté,
Le recommencement inouï de toutes choses
Sous une marée d'amour inconditionnel ondulant à l'infini...


Comment traduire par des mots les malheurs d'un enfant né en Andalousie en 1937 au temps du franquisme ? Manuel vit à Baza, une petite ville non loin de Grenade. C'est là qu'il endure jusqu'à ses treize ans des souffrances profondes dont il garde encore l'empreinte. Son père ayant fui le franquisme, il reste avec sa mère qui ne tardera pas à mourir d'épuisement. Il vit alors dans un dénuement extrême. Le froid, la faim, une solitude parfois totale avec des moments de terreur, constituent son lot quotidien. Rejeté par une famille indifférente, il n'aura que le soutien irrégulier de sa soeur aînée forcée de s'absenter pour trouver de quoi vivre.
Ce récit, même avec ses accents puissants de désolation et de souffrance, n'aurait été qu'un récit biographique parmi d'autres si la forme poétique ne lui donnait cette aura si singulière et ne plaçait le texte au-delà du témoignage. En effet, la versification allège le récit des pesanteurs et fait entrer le lecteur dans une dimension universelle.
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Le Cueilleur de Voix nous immerge au cœur de l’espace poétique, tel un capteur spatial dressé à l’écoute de l’Univers. Voilà le lecteur immergé dans cet espace vaste et profond, il peut s’y mouvoir, y découvrir des ressources qui dépassent celles qu’il connaissait.
Si le recueil ouvre une profondeur cosmique, voire mystique, il ne renie pas la condition humaine avec sa profonde beauté, mais aussi sa fragilité, sa nécessaire lutte et le piège de la souffrance. Le Cueilleur de Voix donne des leçons de vie, stimulant la découverte de la grâce intérieure du lecteur.
La poésie découvre une beauté inattendue, évanescente que laissent sourdre les êtres et les choses. Le ton est alerte, toujours en mouvement, fait de vivacités extrêmes et de fulgurances. C’est une poésie qui ne se lit pas seulement, elle se dit. Elle n’est pas enfermée sur le langage, elle offre au lecteur des images profondes, pétries de sensations quel qu’en soit le sujet.
Ici, le poète est l'inspiré magicien des phrases, le musicien des rythmes, le peintre des métaphores qu'il veut offrir aux hommes, de tout son cœur, afin que tous écoutent vibrer et chanter à travers lui le merveilleux concert de la Création.
Paru le 10 Mars 2020
Editeur: Editions de l'Onde
ISBN: 978-2-37158-192-0
EAN: 9782371581920
Format: grand format 24-17
Pages: 400
Présentation: broché
Prix: 17 euros
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CORONAVIRUS
UN MONDE AUX DEUX VISAGES
Il vient de nous frapper, maléfique et sournois,
Ce coronavirus né au pays chinois,
Plus fort qu’une tornade ou bien qu’un tsunami,
Sans pitié, brusquement, il arrache nos vies.
On n’ose plus sortir, on craint ses attentats,
Tapi dans l’air, il flotte et attaque ses proies.
Chacun, méfiant, se terre et demeure aux abois
Car ce qu’on sait sur lui, c’est que l’on ne sait pas
Sous quelle forme il vient s’insinuer en nos corps.
Chaque jour un peu plus, il grandit et dévore
Nos organes vitaux, nos fins vaisseaux sanguins,
Narguant le diagnostic des plus grands médecins.
Moi, je ne voulais pas lui rendre ainsi hommage
En évoquant son nom, ou même son image :
Cette épineuse roue aux morbides rougeurs
Qui se pavane au bleu de nos téléviseurs !
Mais des amis m’ont dit, et j’ai voulu les croire,
Qu’il faudrait quelque part en conserver mémoire.
Cette guerre au Covid, ce fléau médical
Restera pour toujours dans l’histoire mondiale.
Hélas ! trois fois hélas car nous n’oublierons pas
Ces milliers de cercueils portés à bout de bras,
Ces familles en deuil écartées des défunts
Dont la douleur jamais ne connaîtra de fin !
Mais changeons nos regards et portons-les plus haut,
Où tout ce que l’on voit peut paraître plus beau !
Le vent danse à travers les places désertées,
Du Kremlin majestueux aux coupoles dorées
Jusqu’aux vastes parvis des hautes cathédrales,
Des plages sans baigneurs au lointain Taj Mahal,
Et dans sa valse folle, il emporte en riant
Les tourbillons joyeux de mille oiseaux chantant…
La nature s’éveille à des temps sans humains,
S’embellit d’un air pur éclairant ses matins.
Vierge de gaz toxique et de bruits incessants,
Chaque ville renaît loin du flux des passants,
Et la terre sourit, tel un adolescent
S’initiant aux délices d’un amour naissant.
Plus aucun visiteur n’a droit de parcourir
Ces lieux que tout touriste aimait à découvrir,
Ces gigantesques rocs sculptant le Grand Canyon,
Ces arbres pétrifiés ornant Yellowstone,
Il y règne dès lors une douceur sereine
Délivrée du cortège des fourmis humaines…
Et puis s’offrent à nous ces tableaux incongrus
D’animaux qui défilent à travers les rues,
Les canards à Paris, les moutons à Raglan,
Sangliers, otaries, singes ou éléphants
Osent s’aventurer au cœur de nos cités !
Traversant la chaussée, les manchots se dandinent,
Les boucs aventuriers vont faire les vitrines !
Et là-haut, dans le ciel, tout l’azur étincelle
Car les avions, au sol, ont replié leurs ailes.
Les doux parfums des fleurs s’exaltent à loisir,
L’univers est en liesse et le cosmos respire…
Tandis que la planète au visage irréel
Restaure peu à peu son âme originelle,
Le Covid perpétue ses meurtres en série,
Impitoyablement, il nous blesse et détruit
Nos fragiles destins et notre économie.
Quelle que soit sa place en notre société,
Chacun de nous résiste avec ténacité
Bénévole ou soignant, retraité, travailleur,
Nous luttons tous avec une semblable ardeur !
Puisse bientôt la science avoir raison de lui,
Concevoir un remède est son plus grand défi !
Puisse le monde enfin redevenu meilleur
Aspirer à la paix et l’entente des cœurs,
Quand nous seront rendues et notre liberté
Et notre inextinguible bonheur d’exister !
Frédérique Ramos
ILLUSION
Jour et nuit nous paraissent
Filer heure après heure
Vers une éternité
Incertaine et lointaine.
Peut-être ne sont-ils qu’illusoire reflet
D’un futur, d’un passé
Qui en fait coexistent ?
Le présent rebondit
Et se démultiplie
Et notre esprit embrasse
L’infini de la vie
Qui jongle avec le temps
De changeantes parties
Sous le regard narquois
Des mystères quantiques…