L’AMOUR UNIVERSEL
Et comme dans l’argile on sculpte une statue,
Comme d’un soin patient on modèle et pétrit
Ses gracieux contours de nos longues mains nues,
Ainsi l’amour profond dans nos cœurs se construit.
Peu à peu il prend forme et ne s’échappe plus
Dans les couloirs obscurs des peurs et des envies,
Il se gonfle au contraire d’une joie inconnue
A chaque belle action accomplie pour autrui.
Cet amour si puissant qu’on dit universel
Ressemble à un cristal géant qui brillerait
Au-dessus de la mer jusqu’aux confins du ciel.
Il existe caché en chaque être sur terre,
Il nous relie, puissant et invisible trait,
De notre monde il est le plus divin Mystère.
DANS UN REGARD D'ENFANT
Dans un regard d'enfant
Se promène une biche
Hésitante et fragile,
Se brode une dentelle
Immaculée, légère,
Glisse une ballerine
Aux doux gestes graciles.
Dans un regard d'enfant
Volent des papillons de neige
Et des flocons de soleils blancs,
Dorment des étangs transparents
Recouverts de lotus soyeux.
Un chant d'oiseau très beau résonne,
Une pluie de lumière s'écoule
En scintillants battements fins.
Dans un regard d'enfant
Dort un ange caché
Qui veille et le protège,
Des songes déambulent,
Des parfums s'évaporent,
Des lys bleus s'épanouissent.
Un regard d'enfant dans le coeur
Dépose ses nids de tendresse,
Peint des brises multicolores
Et des fenêtres d'espérance.
Nul ne doit ternir sa beauté
Ni le priver de sa franchise,
Ni lui enlever ses sourires,
Ni faire s'assombrir
Sa délicate pureté.
EXTRAIT DU LIVRE: "LE CUEILLEUR DE VOIX"
J’ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon livre
« LE TESTAMENT DE VIVIANE L’ENCHANTERESSE »
Il est disponible en précommande et sortira le 28 Août 2018
sur les sites Internet suivants :

PRESENTATION DU LIVRE:
Dans « Le Testament de Viviane l’Enchanteresse », la figure mythique de Viviane, la Dame du Lac du conte du Graal, pose un regard féminin, atemporel, sur le monde afin de lui délivrer un message positif et bienveillant. Elle évoque le passé avec les rêves de Néfertari, reine mélancolique en son palais.
Puis « La Femme aux Yeux de Larmes » se veut un cri de révolte des femmes opprimées (la femme afghane soumise à des lois sans pitié). Enfin « La Femme aux Bras de Lumière » rend hommage au féminin empreint de douceur et de tendresse.
Viviane incite à l’émerveillement devant la Nature, à la découverte de ses étranges phénomènes. Elle s’interroge sur les mystères du Temps, elle invite à savourer chaque instant de vie, elle décrit la complexité des sentiments humains et magnifie l’amour profond.
Elle ouvre des voies vers l’Au-delà, pays d’âme où l’être part à la découverte d’états de conscience modifiés. Elle prône l’ouverture d’esprit devant les expériences paranormales.
Tout se clôt sur une idée de lumière bienfaisante, de sagesse au-delà de la violence du quotidien.
La parole de Viviane est celle d’une femme porteuse d’espérance qui veut célébrer la beauté de l’univers.
PRESENTATION DE L'AUTEUR:
Après un doctorat de Lettres à la Sorbonne, Frédérique Ramos a exercé le métier de professeur. Elle est l’auteur de nombreux recueils de poésie dont L’Arbre de Lumière et Le Testament de Merlin l’Enchanteur, un roman fantastique : Les Enchantements du Domaine ainsi qu’un livre pour défendre la cause des enfants maltraités, Non à la maltraitance des enfants. Elle a obtenu de nombreux prix dans diverses sociétés de poésie, elle est sociétaire de la Société des Poètes Français depuis 1985. Elle a travaillé avec des artistes peintres et musiciens et a illustré certains de ses livres.
HYMNE AU DESERT
Scintillements perlés d’un silence infini
Rythme pur de la vie lentement assoupie
Le cœur du sable d’or ouvert aux vents puissants
C’est le désert sans nom qui hante nos esprits
Désert de feu, de mort, qui respire sans bruit
En gravant dans notre âme un tourbillon d’étoiles
Qui éclairent la nuit pesante comme un marbre
Désert perdu, désert recelant des trésors
Qui hantent nos regards tout obscurcis de songes
Ta légende s’écrit en grains d’ocre lamé
Et dessine un mirage ébloui de cités
Qui sommeillent toujours au sein de nos consciences
Dans l’enclos fascinant des mythes oubliés …
LA MELOPEE DU DESERT
Au cœur ondulant
Du long Sahara
Vont les Touaregs
Sur leurs chameaux blancs
Et souffle le vent
Du désert ardent
Le temps n’a plus cours
Sur le sable lourd
Au cœur rayonnant
Du long Sahara
Vont les hommes fiers
Aux marches altières
Et mugit le vent
Du désert troublant
Toute âme s’y perd
En mirages clairs.
IMAGES DU DESERT
Des silhouettes qui passent
Ombres vagues et pâles
Trace humaine, animale
Qui s’inscrit dans le sable,
Tant de pas de nomades
Effacés par les vents
L’amble long des chevaux
Les sabots des chameaux
Gravant en éphémère
Leurs empreintes parfaites…
Le temps qui se déroule
Sur un fil de lumière
L’aveuglance absolue
Des images du ciel
La chute du soleil
Sur les têtes voilées
Et le puits silencieux
Emergeant des mirages,
Le destin qui s’inscrit
Dans le rond des nuages
La rougeur du couchant
Baignant les hamadas
Et la splendeur lunaire
Sur l’erg ensommeillé
Quand le désert glacé
S’endort pour mieux rêver…
L’EAU DU DESERT
J’ai recherché l’eau du désert,
Je l’ai bue à lentes gorgées,
Elle a le goût pur du mystère,
Celui des horizons lunaires
Que les lunes d’or réverbèrent
Au sein des nuits les plus glaciales…
Encore en mon corps elle exhale
Son parfum de terre profonde
Une fragrance d’outre-monde,
On dirait mille harpes d’air
Glissant au milieu des palmiers
Quand le simoun venu du sud
Fait bruire leurs longs rameaux verts…
Je l’ai bue cette eau si magique,
Cette eau d’étoile au creux du puits,
Aux transparences galactiques,
Belle comme une mélodie
Et fraîche comme une prairie
Baignée de rosée ou de pluie,
Elle éteint toutes les pensées
Qui ne soient de limpidité…
Qui la goûte n’est plus le même,
Elle ouvre l’oasis suprême
Qui gît tout au fond de notre âme
Dans la splendeur bleue de ses palmes
Rayonnant l’indicible Calme…